La Bourse de Paris rattrapée par les inquiétudes sur le pétrole

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Le CAC 40 a bien tenté de rebondir mais est finalement reparti à la baisse, sous les 4.000 points. Les tensions autour du pétrole restent vivaces.

A 14h40, le CAC 40 reculait de 0,43% pour repasser en-dessous des 4.000 points, à 3.973,20 points. Malgré sa tentative de rebond, l'indice a basculé dans le rouge à la mi-journée alors que les contrats "futures" américains font entrevoir une ouverture légèrement négative à Wall Street.

Les tensions sur les prix du pétrole persistent bien que les cours de l'or noir s'affichent en baisse. Un repli favorisé par les déclarations du Koweit selon lesquelles l'Opep discuterait d'une possible augmentation de sa production. Mais les sujets d'inquiétudes sont encore nombreux.

Les tensions en Libye tendent à dégénèrer en guerre civile. Par ailleurs, les appels à manifester vendredi en Arabie saoudite, plus grand producteur de pétrole de l'Opep, se multiplient et inquiètent les opérateurs. Selon la Comodities Future Trading Commision américaine, les contrats à l'achat sur le baril de pétrole ont d'ailleurs doublé par rapport à mai 2008.

D'après Arnaud Poutier, directeur général adjoint d'IG Markets France, "la hausse des positions à l'achat sur les marchés pétroliers montre que la flambée des prix du pétrole n'est pas ponctuelle, et qu'elle devrait continuer, notamment en raison de la montée en puissance des acteurs financiers sur ce marché". Et de citer une note de Deutsche Bank qui estime qu'un baril de pétrole à 150 dollars pourrait diviser par deux la croissance du PIB de la planète (passage de 4% à 2% en 2011) et susciter une baisse de 6% des bénéfices des entreprises européennes.

Pour l'heure, c'est encore la bonne santé des grandes entreprises qui permet aux marchés actions de résister aux turbulences boursières engendrées par ce nouveau "choc pétrolier". Les entreprises du CAC 40 ont généré en 2010 plus de 80 milliards d'euros de profits.

Valeurs en baisse

Alcatel-Lucent pâtit de prises de bénéfices après être repassé la veille au-dessus des 4 euros pour la première fois depuis le 3 septembre 2008. Le titre de l'équipementier télécoms cède 3,4% à 3,90 euros.

A l'inverse de son concurrent LVMH, PPR est délaissé et recule de 1,7% à 108,70 euros.

Les valeurs pétrolières sont aussi à la traîne et pèse sur la tendance. Vallourec recule de 1,3% à 72,63 euros et Total de 1,25% à 43,16 euros.

Valeurs en hausse

En tête du CAC 40, Axa grimpe de 1,9% à 15,12 euros. Les opérateurs saluent la levée des derniers obstacles légaux à l'acquisition de la filiale Axa Asia Pacific.

Le secteur automobile se distingue également, Michelin en tête. Le titre du fabricant de pneumatique grimpe de 1,1% à 58,40 euros.

LVMH poursuit sa progression (+0,04% à 113 euros) après l'annonce du rachat la veille du bijoutier Bulgari. Selon les analystes de Credit Suisse, cette opération va être créatrice de valeur pour le groupe de luxe français. La banque est à l'achat sur le titre LVMH avec un objectif de cours de 130 euros.

Le secteur de la construction tire également son épingle du jeu. Bouygues progresse notamment de 0,8% à 34,49 euros et Lafarge de 0,03% à 43,50 euros.

Pernod Ricard avance de 0,5% à 66,08 euros. Le groupe de vins et spiritueux compte procéder à une émission obligataire en euros. Les modalités de l'opération n'ont pas été précisées.

Hors CAC 40

Scor lâche 2,8% à 20,47 euros après la publication de ses résultats annuels. Le réassureur a dégagé un bénéfice net de 418 millions d'euros en 2010, en hausse de 13%. Le chiffre d'affaires progresse de 4,9% à 6,7 milliards d'euros. Le groupe propose un dividende de 1,10 euro par action, en augmentation de 10%.

Eiffage cède 1,7% à 41,60 euros. Goldman Sachs est en train de placer pour le compte du groupe espagnol Rayet 1,25 million d'actions à 41 euros.

Seb recule de 0,6% à 66,41 euros bien qu'UBS ait abaissé sa recommandation sur le titre à neutre contre acheter auparavant.

Devises et pétrole

Sur les marchés pétroliers, les cours du brut se stabilisent mais restent fermes. Le baril de WTI s'échange contre 105,39 dollars et la baril de Brent de la Mer du Nord contre 115,12 dollars.

Côté devises, 1 euro vaut 1,3929 dollar.

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