Le tournant économique mondial ?

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(Crédits : MonFinancier.com)
Chaque matin, l'actualité économique commentée par Marc Fiorentino...

Début 2018, on croyait encore à un rebond de l'économie mondiale.

Un an plus tard, nous voilà revenus à une tendance de fond : croissance basse, inflation basse, et ralentissement du commerce international.

LOW GROWTH, LOW INFLATION

Les effets de la relance Trump sur l'économie US et l'économie mondiale en général s'estompent.

La parenthèse se referme, doucement.

Et nous allons bientôt revoir les articles fleurir sur "un monde sans croissance".

Nous n'en sommes pas encore tout à fait là mais les signes de ralentissement se multiplient. En Chine ou encore en Europe.

STRUCTUREL, PAS CONJONCTUREL

Le ralentissement de l'économie et le retour à la baisse de l'inflation ne sont pas conjoncturels.

Ils sont structurels.

Ils reposent sur trois éléments fondamentaux:

- la démographie, avec le vieillissement de la population

- l'impact déflationniste de la technologie

- l'évolution sociétale vers la déconsommation subie ou volontaire.

LOW GROWTH OU NO GROWTH

Pour l'instant c'est low growth, low inflation.

On n'est pas encore à no growth.

Ni à déflation.

Dans ce contexte, le cycle des hausses de taux pourrait donc s'interrompre mais les taux bas ne seraient pas suffisants à relancer l'économie.

SLOWBALISATION

C'est l'autre élément marquant.

C'est The Economist qui utilise ce terme.

De quoi s'agit-il ?

Du ralentissement significatif du commerce mondial.

Et de la fin de l'âge d'or de la globalisation.

Le commerce international est passé de 39% du PIB mondial à 61% en 2008.

En 2018, il a baissé à 58% du PIB et la tendance se confirme.

La part des investissements directs à l'étranger des multinationales est passée de 3.5% du PIB en 2007 à 1.3% en 2008.

POURQUOI LA SLOWBALISATION?

1. Les droits de douane et les coûts de transport ont cessé de baisser. Avec la guerre commerciale , ils ont même tendance à remonter.

2. La...

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Commentaires
a écrit le 31/01/2019 à 20:35 :
C’est «  normal » qu’il n’y a que de la croissance pour les privilégiés et pour le «  reste » c’est l’inflation.

Aucune démocratie, aucune nation digne de ce nom ne peut se construire sans bon sens , sans partage car dans partage : c’est être «  humain » être «  un être vivant global et humain »

Quand vous parlez d’échec de globalisation : je suis d’accord ;

L’homme privilégié passe à côté de «  l’essence brut - matière d ´être humain »

Finalement c’est échec total pour «  eux seulement « 
a écrit le 30/01/2019 à 10:41 :
"Reste à définir qui sera touché: les géants du numérique seulement ou toutes les multinationales."

Espérons que les services juridiques des GAFA vont se faire un plaisir de demander pourquoi ils paieraient des taxes et impôts alors que nombre d'actionnaires milliardaires de l'ancienne économie n'en payent pas grâce à leurs paradis fiscaux notamment ceux implantés directement dans l'union européenne avec l'aval des autorités de celle-ci.

C'est un terrain sur lequel il sera facile de combattre pour eux du coup car comment expliquer que nos mégas riches traditionnels s'évadent fiscalement en toute impunité sous les applaudissements de nos politiciens et de nos médias de masse ? Ça va pas être simple pour les services juridiques de nos vieux machins incompétents car bourré de ressentiments et corrompus.

"Retour d'Engrenages le 4 février sur Canal; J'ai fini la série française Philarmonia, bof;"

Vous regardez trop la télévision.

"Darmanin veut toujours quitter le gouvernement pour récupérer la mairie de Tourcoing"

Les rats quittent le navire qui coule.

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