FlytX : c'est le nom de la suite avionique certifiable développée par Thales et sélectionnée par Flying Whales pour équiper son futur prototype de dirigeable LCA60T (large capacity airship 60 tons). Il s'agit d'une solution à deux écrans tactiles de 15 pouces et d'un calculateur critique de commandes de vol de dernière génération. "Entièrement connecté, FlytX est interfaçable, en vol et au sol, avec des applications du monde ouvert dans un environnement totalement cybersécurisé", met en avant Thales.
Il ne faudra pas moins que ce cockpit dernier cri habituellement déployé dans les hélicoptères pour manœuvrer le futur dirigeable puisqu'on parle d'un engin de 200 mètres de longueur sur 50 mètres de diamètre doté d'une soute longue de 96 mètres ! Cet aéronef, dont le premier prototype doit voler en 2024, doit être capable de transporter jusqu'à 60 tonnes de marchandises et, grâce à sa capacité de chargement et de déchargement en vol stationnaire, d'atteindre des zones géographiques peu accessibles. "C'est une solution standard qui aura vocation à être adaptée au LCA60T qui s'apparente davantage à un navire cargo volant avec une très grande inertie qu'à un hélicoptère", observe-t-on chez Flying Whales.
La solution Flytx fera office de "véritable cerveau relayant les instructions des pilotes vers les actionneurs, le calculateur de commandes de vol étant un élément critique pour assurer la direction d'un aéronef", précise Thales qui salue cette coopération étroite "entre deux entreprises dotées d'ancrages forts en Nouvelle-Aquitaine" et, plus précisément, en Gironde. Alors que Thales Avionics dispose d'une implantation à Mérignac, Flying Whales posera ses valises un peu plus au nord, à Laruscade. C'est dans cette commune de 2.800 habitants au croisement du Blayais, du Libournais et de la Charente que la startup francilienne doit construire sa future usine d'assemblage sur un terrain de 50 hectares avec le soutien de la Région Nouvelle-Aquitaine qui détient un tiers du capital de l'entreprise.