Livreurs de courses : des conditions de travail pas si alternatives (3/3)

Maxime Giraudeau
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livreur Gorillas
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Milieu d'après-midi à Bordeaux. L'automne qui tire sur le gris n'offre pas une lumière optimale pour prendre les livreurs de courses en photo. Et leur rapidité aide encore moins. Devant le dark store Gorillas cours d'Albret - qui se veut être le nouveau commerce de proximité tout en demeurant fermé au public - on guette les sorties. A peine la porte claque-t-elle qu'un livreur enfourché sur son vélo à propulsion électrique détale, comme ces jouets montés sur ressort, pour porter la commande au client en dix minutes. Ou moins si possible.
Des nouveaux coursiers à vélo, encore, qui viennent s'ajouter aux déjà nombreux livreurs de repas à domicile. Mais voilà une différence de poids pour le travailleur : il doit rejoindre l'adresse de livraison en un temps garanti au client, soit dix minutes en moyenne. Chez les travailleurs en deux roues, on observe l'arrivée de ces opérateurs, qui emploient plus d'une vingtaine de salariés par magasin, avec beaucoup d'attention. "Plus on demande à des gens d'être rapides, plus on accroît les risques sur la route. Quand on a pas envie de perdre son travail, on va plus vite", témoigne, d'expérience, Arthur Hay.
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Ce membre du "Syndicat des coursier.e.s de Gironde" fait peu confiance à Gorillas depuis que l'entreprise a licencié une partie de ses livreurs à Berlin début octobre. A la suite de grèves dénonçant les conditions de travail, légalement irrecevables car non déclarées au préalable, l'entreprise allemande a carrément choisi de "résilier la relation de travail sans préavis", selon les informations du journal Der Tasgesspiegel.
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