"Le recrutement est désormais une vraie préoccupation, particulièrement sur les profils seniors", reconnaît Olivier Foix, le nouveau directeur régional de CGI en Nouvelle-Aquitaine, qui pilote autour de 380 recrutements annuels. Face à la pénurie de profils et à une concurrence croissante, le géant canadien des services numériques défend son approche de proximité et entend accélérer sur plusieurs spécialités régionales.A 53 ans, Olivier Foix est désormais à la tête des 1.300 salariés de l'entreprise de services numériques CGI en Nouvelle-Aquitaine dont il connaît tous les rouages puisqu'il y a passé plus de la moitié de sa vie personnelle et toute sa vie professionnelle. Le nouveau directeur régional a en effet rejoint CGI comme stagiaire en 1989 avant de diriger l'agence de Bordeaux au tournant des années 2010. "C'est un parcours qui n'est pas rare au sein de CGI qui propose une grande diversité de postes, de clients et de projets. C'est d'ailleurs l'un de ses points forts", vante-t-il. Il faut dire qu'avec 78.000 salariés aux quatre coins de la planète pour 8,5 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2020, l'entreprise canadienne dispose indéniablement d'une large palette d'horizons professionnels.
1.300 salariés en Nouvelle-Aquitaine
Dans la région, plus d'un millier de salariés de CGI sont installés à Bordeaux Métropole (Le Haillan et Bruges) tandis que 120 sont à Niort, une cinquantaine à Pau et une trentaine à Limoges.
"Nous veillons à être toujours implantés au plus près de nos clients qui sont majoritairement des grands comptes. Dans la région, c'est la banque de détails et l'assurance, l'aéronautique et la défense, le e-commerce, l'énergie, les télécoms et le secteur public", résume Olivier Foix."On va se développer avec le territoire en accompagnant ses points forts que sont la maintenance aéronautique et navale, le ferroviaire, notammentavec le projet Ferrocampus, à Saintes, et toute la dynamique autour de la santé."
Pour étoffer ses équipes, l'entreprise canadienne prévoit ainsi dans la région pas moins de 380 recrutements sur douze mois de mai 2021 à mai 2022. Un objectif très ambitieux compte-tenu de la concurrence explosive sur les métiers de la tech dans la région et ailleurs en France.
"Le marché a beaucoup changé"
"On arrive à tenir le rythme de recrutement prévu, notamment sur la moitié de profils juniors parce qu'on a maintenu tous nos stages et contrats en alternance malgré les confinements. Pour l'autre moitié, les profils seniors, c'est là que c'est compliqué ! Le marché a beaucoup changé, il y a moins de candidats en général mais surtout moins de candidats seniors", reconnaît Olivier Foix.
Pour le nouveau directeur régional, "le recrutement est désormais une vraie préoccupation, particulièrement sur les profils seniors, et peut être un frein à la croissance des entreprises." Et sur un marché régional qui s'est considérablement densifié ces dernières années avec l'arrivée de plusieurs ESN, la société canadienne concède qu'elle ne peut pas tout faire, malgré sa taille. "Il y a de la place pour tout le monde mais la vraie concurrence est sur la ressource humaine. Nous considérons donc qu'on ne peut pas développer des compétences sur tout : il faut faire des choix pour privilégier les missions sur lesquelles on peut créer de la valeur pour nos clients en collant à leurs besoins actuels et futurs", cadre Olivier Foix, qui assure "combiner la valeur ajoutée de la proximité et la puissance d'un grand groupe".