Avec ses 45 salariés, la société basée dans l'agglomération bordelaise n'a pas peur de voir grand. Baptisée Icoms Flowmaker, sa pompe cardiaque s'adresse aux patients malades d'insuffisance cardiaque sévère. En ne prenant en compte que sept pays développés - Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni - les 50.000 patients les plus sévères représentent déjà un premier marché potentiel de plus de 5 milliards de dollars, selon son CEO et cofondateur Arnaud Mascarel.
Après des essais pré-cliniques fructueux sur des veaux, FineHeart devra bien évidemment passer par les phases aussi longues que coûteuses d'essais cliniques chez l'humain. En juin dernier, FineHeart s'est déjà donnée les moyens de financer les étapes pré-cliniques en signant une levée de fonds en série B de 15 millions d'euros auprès du groupe aéronautique basque Lauak, du spécialiste des dispositifs médicaux Doliam et de la holding des fondateurs.
Les six millions d'euros sont donc apportés par de nouveaux souscripteurs à la holding des fondateurs, par le fonds Med-Innov et, à la marge, par M Capital, déjà présent. FineHeart sécurise ainsi son fonctionnement jusqu'à la fin 2023. Au total, depuis sa création en 2010, Fineheart a levé plus de 41 millions d'euros pour financer le développement de sa pompe cardiaque miniaturisée sans-fil.