Ludovic Boison a été élu secrétaire général du syndicat des coursiers de Gironde au printemps dernier et succède à Arthur Hay. Alors que les départs se démultiplient et mettent en péril l’activité de cette branche de la CGT, Ludovic Boison expose ses ambitions à La Tribune, notamment à travers la création d’une maison des coursiers.
Livreur depuis avril 2016, de nouveaux objectifs se dessinent pour Ludovic Boison désormais à la tête du premier syndicat des coursiers en France, créé en 2017. A 31 ans, le Bordelais se souvient : "Je travaillais dans un garage à vélo et c'est un ami qui m'a appris l'existence de Deliveroo. C'est comme ça que j'ai démarré."
Un parcours qui le conduit au syndicat malgré lui. "Je n'ai pas, encore, une culture syndicale très développée, mais certains points me tiennent à cœur. J'ai envie de trouver de nouveaux adhérents, de mettre en place une nouvelle dynamique dans le syndicat. Je souhaite également faire pression sur la question du salariat au niveaueuropéen." Malgré des ambitions fortes, c'est dans un contexte difficile que Ludovic Boison prend ses fonctions.
Photo d'illustration (Crédits : DR)
Ludovic Boison a été élu secrétaire général du syndicat des coursiers de Gironde. (Crédits : DR)
Les livreurs à vélo pourront souffler un peu
Entre une baisse des rémunérations et de la demande, "tout le monde part". "Aujourd'hui, nous ne sommes plus que deux membres et une dizaine de livreurs adhérents..." se désole-t-il. Dans le but de fédérer les livreurs à vélo, Ludovic Boison "[va] aussi accompagner un projet plus local, démarré par Arthur, qui est d'ouvrir une maison descoursiers."
En partenariat avec la mairie de Bordeaux, la CGT projette de mettre à disposition un espace d'accueil pour les coursiers bordelais. Un endroit de repos où des aides administratives et médicales seront proposées. La maison des coursiers devrait élire domicile Place André Meunier, à proximité de la gare Saint-Jean, et ouvrira ses portes fin 2022 ou début 2023. "Rien n'est encore sûr mais on est sur la bonne voie" assure Ludovic Boison. L'aspect financier reste encore au second plan.