« On entend que les gens ne veulent plus travailler, je n'y crois pas ! Il faut arrêter de pleurer sur notre sort et plutôt respecter et considérer les gens qui travaillent dans l'hôtellerie-restauration, y compris les jeunes, parce que c'est un métier dur », lance Cédrick Poucineau, le directeur opérationnel de Cosy Hôtels qui gère quatre établissements à La Rochelle. Face aux difficultés persistantes de recrutement dans l'hôtellerie-restauration, ce groupe indépendant a revisité son processus de recrutement, ses fiches de postes et son organisation pour arriver à constituer ses équipes à l'approche de la haute-saison et de la réouverture de l'hôtel Saint-Nicolas le 8 avril.
Face à des candidats structurellement moins nombreux, les employeurs de la filière se retrouvent plus que jamais en concurrence. Un rapport de force inversé qui les contraint à soigner des conditions de travail pour redorer une image souvent dégradée de leurs métiers. « Les difficultés de recrutement ne se sont pas atténuées, au contraire, mais on s'est un peu habitué et adapté. On anticipe davantage et on est beaucoup plus qu'avant à l'écoute des demandes des candidats », confirme ainsi le restaurateur Franck Chaumes qui préside l'Umih Gironde (Union des métiers et des industries de l'hôtellerie). « On ne peut pas dire oui à tout mais on fait des concessions notamment sur les horaires et la gestion des plannings pour trouver des compromis satisfaisants pour tout le monde. »