200.000 postes non-pourvus dans l'hôtellerie-restauration: Thierry Marx (UMIH) appelle à une régularisation « rapide » des salariés étrangers
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Mathilde de L'Ecotais
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84 milliards d'euros de chiffre d'affaires, 230 établissements, dont 175.000 restaurants, 17.500 hôtels et 6.000 établissements de nuit, 1,3 million de salariés - 300.000 saisonniers l'été - et 45.000 apprentis ou alternants. Le 27 octobre dernier, l'Union des métiers et de l'industrie de l'hôtellerie (UMIH) a élu, sa tête, Thierry Marx. Alors candidat, le chef du restaurant Sur mesure au Mandarin oriental à Paris dévoilait, auprès de La Tribune, « un de [ses] premiers chantiers » : « améliorer la protection sociale de nos salariés » et « renforcer l'attractivité de nos métiers ».
Interrogé par Le JDD ce 4 décembre, il affirme que son secteur compte « 200.000 postes non pourvus » et demande à qu'il figure sur la liste gouvernementale permettant de recruter du personnel étranger.
Autre exigence : une régularisation rapide des salariés étrangers reconnus pour leurs compétences et qui peuvent se retrouver plongés dans l'illégalité du jour au lendemain.
Couper l'immigration risque d'impacter « fortement » l'hôtellerie-restauration, insiste-t-il. « Quand vous cherchez des pâtissiers ou des cuisiniers et que vous n'en trouvez pas en France, il faut bien regarder ailleurs », déclare le chef doublement étoilé. Sans attendre la réforme de l'exécutif, l'UMIH a déjà signé des conventions avec la Tunisie pour répondre aux besoins annuels de 400.000 saisonniers. Il s'agissait de « répondre à une urgence », explique Thierry Marx.
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« Banco, bravo pour ce courage d'exprimer des réalités qui sont parfois un peu niées », a réagi dimanche le ministre de l'Industrie Roland Lescure, cité par l'AFP. « Le modèle d'intégration à la française a échoué », a-t-il ajouté au cours de l'émission Questions politiques de France Inter/France Télévisions/Le Monde.
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