Avec une soixantaine de salariés, la medtech girondine est encore dans le costume de l'outsider face aux géants américains Abbott, leader du marché des pompes d'assistance cardiaque, et Medtronic. Elle affronte aussi la concurrence de la pompe biomimétique des Français de CorWave qui ont levé 61 millions d'euros en juin dernier. Mais FineHeart avance avec au moins deux arguments de poids : sa technologie et son calendrier d'essais cliniques. Protégée par plus de 90 brevets, sa pompe cardiaque Flowmaker de seulement 10 cm de long est en effet la seule, à ce stade, à proposer une alimentation sans-fil à l'aide d'une batterie de seulement 70 grammes.
Cette technologie unique permet une implantation peu invasive pour le patient et évite surtout les complications et contraintes liées à la présence d'une alimentation filaire. « Nous sommes les seuls à proposer ce transfert d'énergie transcutané évitant ainsi tout risque d'infection aux patients », assure Arnaud Mascarell, le CEO et cofondateur. Outre cette batterie sans fil, l'autre avantage concurrentiel c'est le calendrier qui est souvent un parcours du combattant, aussi long que coûteux, pour les startups de la santé. L'étude pilote va ainsi débuter de manière imminente avec au moins deux patients qui seront équipés de Flowmaker d'ici la fin de l'année. Au total, entre cinq et dix patients souffrant d'insuffisance cardiaque sévère participeront à cette étude clinique avec un suivi à un, trois et six mois. Elle est pilotée par les équipes de l'lkem (Institut de médecine expérimentale et clinique) de Prague, en République tchèque, un centre de santé cardiaque référent en Europe qui mène davantage d'implantations que tous les centres français réunis.