Après plusieurs années d'élaboration, dont deux dédiées à la concertation à la suite du débat public organisé en 2021 et 2022, le projet de centrale photovoltaïque Horizeo entre dans une nouvelle phase. Les demandes de permis de construire et d'autorisation environnementale viennent d'être déposées auprès des services de l'État fin février et l'instruction s'ouvre désormais pour un an. Période pendant laquelle les porteurs de projet, Engie et Neoen, seront amenés à répondre aux demandes de l'État avant une enquête publique qui pourrait être organisée à la fin de l'année. Si le projet n'est donc pas encore figé, il a déjà beaucoup évolué par rapport à la copie initiale.
« Il a été façonné pour répondre aux enjeux environnementaux et aux risques incendies et de gestion de l'eau », a expliqué Olivier Rémy, directeur du projet Horizeo, à l'occasion d'une présentation ce mardi 5 mars à Bordeaux. Les briques innovantes ont ainsi tout simplement disparu.
« Le datacenter a été sorti à l'issue du débat public. L'électrolyseur n'a pas trouvé sa cible localement du point de vue des besoins en hydrogène pour la mobilité. Et tout récemment, le stockage de batterie a été supprimé par Neoen dans le cadre de la concertation avec la mairie de Saucats pour diminuerles risques incendiesnotamment. Mais le cœur du projet était bien la production en masse d'énergie à des prix compétitifs. Ce sera toujours le cas, même si nous avons diminué en taille et en puissance. Le parc solaire est une technologie mature, qui aurait en revanche pu constituer un effet de levier pour de nouvelles technologies », précise Mathieu Le Grelle, directeur du développement pour Engie.