C'est une étape aussi délicate que cruciale qui est en passe d'être réussie par la start-up girondine FineHeart. Elle vient de présenter, lors du 8e sommet de l'Association européenne de chirurgie cardiaque et thoracique, les résultats de l'implantation de sa pompe cardiaque miniature et sans-fil chez deux premiers patients humains souffrant d'insuffisance cardiaque avancée. De quoi valider quatre paramètres essentiels : « La faisabilité de notre chirurgie d'implantation qui se fait à cœur battant sans ouvrir le thorax ; la récupération du fonctionnement cardiaque normal ; l'alimentation sans fil de la pompe et les ressentis des premiers patients humains », liste Arnaud Mascarell, le fondateur et CEO. Protégée par 150 brevets, cette pompe de 10 cm de long est dotée d'une alimentation sans-fil ce qui permet d'éviter un grand nombre de complications pendant et après l'implantation, tout en dotant les patients d'une autonomie de six heures.
Contrairement aux pompes cardiaques classiques, celle de FineHeart, baptisée Flowmaker, « se cale sur les mouvements naturels du cœur pour les accompagner au lieu de travailler à leur place, c'est une sorte de vélo électrique du cœur », image Arnaud Mascarell. Fort de ces premiers retours positifs, le dirigeant présentera courant 2025 une étude de faisabilité plus complète fondée sur les retours de cinq patients de l'Institut de médecine expérimentale et clinique de Prague, en République tchèque, un centre référent au niveau européen. L'objectif est ensuite de mener une étude clinique sur une dizaine de patients français courant 2026.