La neutralité carbone en 2050 encore incertaine pour les armateurs

Maxime Giraudeau
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La flotte maritime mondiale compte 100.000 navires, qui ont pour objectif la neutralité carbone en 2050.
Reuters

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La flotte maritime mondiale compte 100.000 navires, qui ont pour objectif la neutralité carbone en 2050.
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Comme souvent dans les politiques climatiques, on a l'objectif mais pas la trajectoire pour y arriver. C'est ce à quoi est confronté tout le secteur du transport maritime réuni aux Assises de l'économie de la mer à Bordeaux ces 19 et 20 novembre, organisées par Ouest France et Le Marin. En 2050, les armateurs devront avoir atteint la neutralité carbone pour éviter de faire exploser pour de bon la bombe climatique amorcée par l'ère industrielle.
Avant d'atteindre cet objectif appelé « net zéro », les leaders du commerce par cargo ont devant eux deux jalons : arriver à diminuer de -40 % en 2030 puis -70 % en 2040 leurs émissions de CO2 par rapport à 2008. Pour y parvenir, les navires vont notamment réduire leur vitesse, intégrer l'IA pour optimiser leurs trajets et surtout changer de propulsion en passant au vélique, à l'électrique ou aux biocarburants. Des changements visiblement très lourds à intégrer pour les armateurs.
Le transport maritime doit encore résoudre deux inconnues : quelles seront les technologies les plus efficaces pour mater les émissions carbone ? Et lesquelles seront disponibles en masse ? Si la marine à voile est promise à un avenir fertile, le vent reste une ressource intermittente. Les carburants durables, eux, peuvent limiter la pollution mais il n'y en aura pas pour tout le monde.
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« Le transport maritime, mais aussi routier et aérien demandent un accès aux carburants à base de biomasse. C'est un besoin supplémentaire sur une ressource dont on ne sait pas vraiment évaluer la disponibilité, met en garde Jules Nyssen, président du Syndicat des énergies renouvelables. Tout ce qui repose sur la biomasse est confronté à une contrainte de rareté et donc de prix. »
Maxime Giraudeau