« Les vols de plus de 1.500 kilomètres représentent 25 % des vols, mais plus de 70 % des émissions de CO2 », a rappelé en préambule Nicolas Jeuland, expert environnement et carburants durables chez Safran. Alors que le secteur aérien vise la neutralité carbone d'ici à 2050, sa décarbonation n'est plus une option. La question est plutôt de savoir comment s'y prendre. Car le renouvellement de la flotte ne suffira pas. « La durée de vie des aéronefs est assez longue, plus de vingt ans en moyenne. Il va falloir recourir à une multitude de solutions qui ne s'opposent pas, à commencer de façon immédiate par les carburants durables notamment à base de biomasse qu'il sera possible d'utiliser dans tous les aéronefs d'ici deux ou trois ans à hauteur de 100 %. » En matière de SAF (sustainable aviation fuel, carburant d'aviation durable), les nouvelles réglementations européennes exigent qu'ils représentent 6 % des carburants aériens consommés en 2030, avec un objectif de 70 % en 2050.