Anett, Ceva Santé Animale, Epsilon Composite, Bernardaud, AVI Charente, Ridoret, Socat, Delmon Group : ces huit industriels de taille intermédiaire évoluent dans des secteurs bien différents tels que la santé, les matériaux composite, le bâtiment, l'agroalimentaire, le textile ou encore la porcelaine. Mais cela ne les a pas empêchés de conclure un contrat groupé d'achat d'électricité auprès du fournisseur Volterres. Une première en France, selon les signataires installés dans des différents départements qui évoquent « une électricité verte, locale, issue de la région Nouvelle-Aquitaine et apportant une visibilité tarifaire sur au moins quinze ans ».
Ce contrat, bien complexe à monter juridiquement, dépasse les dix millions d'euros pour une consommation d'environ 90 GWh/an. Il doit permettre d'assurer 80 % de la consommation électrique de ces huit entreprises à partir d'un mix majoritairement photovoltaïque et éolien. Volterres, qui est une filiale d'Eiffage, s'engage à « s'approvisionner en priorité » auprès de ses partenaires producteurs situés en Nouvelle-Aquitaine tels que Valorem ou Neoen.
Les 20 % restant seront issus d'un PPA (power purchase agreement, pour contrat d'achat d'électricité) groupé entre ces ETI. La sélection du producteur et de l'agrégateur parmi la quinzaine de candidatures reçues devrait intervenir début 2025. Et pour ce PPA, il s'agira exclusivement d'électricité photovoltaïque issue d'une centrale solaire située en Nouvelle-Aquitaine dont la mise en service est prévue courant 2026. « Notre ambition est d'avancer ensemble pour défricher de nouvelles formes d'accès à l'énergie, nous doter d'un meilleur pouvoir de négociation et de tarifs attractifs, et participer activement à la transformation énergétique », affirme Marc Prikazsky, PDG de Ceva Santé Animale et président du Club des ETI de Nouvelle-Aquitaine. Cette démarche collective a permis à ces huit entreprises de taille intermédiaire d'accéder à « des tarifs 10 à 15 % inférieurs au marché ainsi qu'à des outils de pilotage de leur consommation habituellement réservés aux grands groupes », souligne le Club des ETI.