En signant, coup sur coup, deux importantes opérations de financements en 2023 et 2024, Technique Solaire s'était donné les moyens d'atteindre son objectif de quatre gigawatts crête (GWc) de production photovoltaïque en 2030, soit 12 % de l'objectif de 48 GWc fixé par le gouvernement à cet horizon. Encore fallait-il donc réussir à mettre en œuvre ces ambitions dans un environnement administratif et technique toujours plus complexe pour le déploiement du photovoltaïque malgré une réglementation favorable.
« Avant, on devait déjà batailler pour obtenir un permis de construire, maintenant il faut aussi faire face à des délais de raccordement au réseau qui grimpent parfois à quatre ou six ans », déplore Thomas de Moussac, le directeur général en charge du développement du producteur d'énergie basé à côté de Poitiers. Des calendriers à rallonge qui s'expliquent autant par l'embouteillage de projets à raccorder que par de nouveaux tracas administratifs nés de la bien mal nommée loi Aper (Accélération de la production d'énergies renouvelables).
Mais cela n'a pas empêché les 260 salariés de Technique Solaire de mener l'année 2024 tambour battant : « C'est une année historique avec plus de 240 millions d'euros de chiffre d'affaires, en hausse de 20 % sur un an. Et nous avons franchi le seuil symbolique d'un GWc de projets solaires en exploitation ou en construction. C'est une étape très importante », se réjouit Thomas de Moussac.