Depuis plusieurs mois déjà, la direction générale des entreprises de Nouvelle-Aquitaine, a remonté à Bercy les préoccupations des acteurs régionaux de la filière bois, dont certains ne parviennent plus à s'assurer face à la fréquence et à l'ampleur des risques climatiques. Plus discrètes que les collectivités territoriales qui ont été nombreuses ces derniers mois à s'inquiéter haut et fort de leurs difficultés croissantes à s'assurer, les entreprises du secteur, comme de nombreux autres, se heurtent aux mêmes vicissitudes.
L'enjeu est tel que l'incitation des assureurs à maintenir une offre à tarif abordable sur l'ensemble du territoire figure en bonne place parmi les 52 mesures du troisième plan de l'État d'adaptation au changement climatique, lancé le 10 mars dernier. « Entre les vagues de chaleur, les épisodes de sécheresse à répétition, les tempêtes très violentes ou les inondations, on assiste à une montée de la sinistralité, qui s'accélère depuis trois ou quatre ans. Le changement climatique renforce la fréquence et l'ampleur des risques », observe Michel Josset, président de la commission prévention et dommage de l'AMRAE (Association pour le management des risques et des assurances de l'entreprise).