Le département de la Gironde au chevet de ses ponts malades
Emmanuel Langlois
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le pont du Rouergue à La Réole, en Gironde.
Sandrine Koeune - Département de la Gironde
Emmanuel Langlois
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le pont du Rouergue à La Réole, en Gironde.
Sandrine Koeune - Département de la Gironde
Il y a urgence ! Le Département de la Gironde vient de lancer un « plan ponts » et annonce le doublement chaque année de l'investissement consacré à ces infrastructures. Le budget est ainsi passé en 2025 de 2,2 à 4,6 millions d'euros.
C'est un rapport du Sénat qui avait mis en garde, en 2019, face au risque de dégradation des ponts en France, à cause du changement climatique, mais aussi de l'augmentation du trafic routier. À l'époque, le rapport préconisait d'allouer 130 millions d'euros par an pendant dix ans aux départements pour lancer les travaux d'entretien ou de réparation. Au total, plus de 25 000 ponts sont jugés défectueux dans tout le pays.
« La réfection d'un pont prend plusieurs années, précise Jean Galand, vice-président du conseil départemental de la Gironde en charge des mobilités et des infrastructures. « Cela passe par des études préliminaires de construction ou de déconstruction. Pour le pont suspendu du Rouergue, à la Réole [150 mètres de portée] ou celui de Saint-Denis-de-Pile, fermé depuis deux ans, les travaux ne seront pas achevés avant 2029-2030 ». Sur le pont de La Réole, une concertation publique est d'ailleurs lancée jusqu'au 14 juillet sur l'usage du pont.
À lire également
Sur ces deux ponts particulièrement dégradés et en cours de rénovation dans le département, les travaux oscillent entre 5 et 10 millions d'euros par chantier, ou encore deux millions d'euros par exemple pour le pont du Fleix, autre ouvrage dans un état préoccupant. « 85 % des ponts en Gironde font moins de 10 mètres de long, détaille Jean Galand. Donc, les travaux sont moins coûteux, autour de 400 000 à 500 000 euros en général. » Au conseil départemental de la Gironde, 40 personnes sont habilitées à vérifier et contrôler l'état des ponts chaque année avec une inspection approfondie tous les six ans.
Emmanuel Langlois