Un dédale de couloirs et d'escalators reliant de vastes espaces collectifs, des bureaux, un gymnase, une place arborée. Construit en 1977, l'ancien siège régional de la Caisse des dépôts, à Bordeaux nord, se déploie sur près de 30.000 m² et 10 hectares de parkings et espaces verts. Sous la houlette de la foncière Julien Parrou-Duboscq, il deviendra à l'horizon 2028 un campus d'enseignement supérieur partagé entre plusieurs écoles et adossé à une résidence étudiante.
Particulièrement ambitieux, ce projet témoigne de l'appétit grandissant des promoteurs pour la transformation des bureaux des années 1970 et 1980. « C'est un grand bâtiment mais il est bien conçu avec des trames facilement évolutives. Nous avons co-conçu les nouveaux espaces pour coller au plus près des besoins des écoles et en conservant beaucoup de la flexibilité », explique Nicolas Zweyacker, de ZW/A Zweyacker & Associés. Cet architecte est spécialisé dans ce type de projets qui ont tendance à se multiplier.
Sa réhabilitation, avec le promoteur Icade, d'un immeuble des années 1980 de 2 000 m² en 25 logements, rue de Tivoli à Bordeaux, a reçu le prix régional de la rénovation-extension-réhabilitation par la FPI Aquitaine et le prix international de transformation de bureaux en logements décerné par Paris Capitale Economique et la Maison d'architecture d'Île-de-France. Sa livraison est prévue cet automne. « On reçoit de plus de sollicitations pour transformer en logements des actifs tertiaires de 2 000 à 3 000 m² situés en périphérie et qui vont devenir obsolètes avec l'application du décret tertiaire », fait valoir Nicolas Zweyacker. En face, les promoteurs immobiliers sont poussés par l'effondrement de la construction neuve et par les réglementations visant à limiter la consommation foncière.