LA TRIBUNE - Quels étaient les contours de la zone d'essais en vol opérée par Cesa drones depuis 2018 ?
Nicolas PARANT - C'est une bande de 50 km de long sur 5 km de large au-dessus de l'océan Atlantique, entre les plages de Vendays, au Nord, et d'Hourtin, au Sud. C'était déjà un outil unique en France mais qui restait perfectible. Le gros inconvénient c'est qu'il fallait impérativement décoller de la plage de Vendays pour ne pas avoir à survoler d'habitations. C'était un peu compliqué même si cela n'empêchait pas les clients de venir y effectuer des tests en vols parce qu'il n'y avait rien d'équivalent en France.
Les zones à longue élongation, dites BVLOS (Beyond visuel line of sight), permettent au drone de voler au-delà de la distance visible par l'œil du pilote. Elles sont indispensables pour permettre aux acteurs de la filière de tester leurs drones mais elles sont rares en raison des risques liés au sol, c'est-à-dire les habitants et habitations, et ceux liés à l'air, qui correspondent aux servitudes aériennes et aux autres appareils volants. Le survol maritime permet de résoudre ces deux problèmes tout en comportant une restriction importante : nous ne pouvons voler que d'octobre à mai pour éviter la période touristique et le risque incendie pendant la saison estivale.