Bordeaux : le coworking veut croire en la promesse des beaux jours (2/4)

Anne Farthouat
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Halle Héméra Bordeaux
Agence APPA

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"On assiste à un changement de culture : jusqu'à récemment le télétravail était mal perçu en France, mais les entreprises sont en train d'ouvrir les chakras". Gérant de Wigi coworking et vice-président de l'association Comet, Éric San Augustin reste convaincu, malgré le trou d'air créé par le confinement, que le coworking est "un business d'avenir". Et il n'est pas le seul. Des "petits" indépendants aux grands espaces de bureaux partagés, en passant par les structures hybrides type Mama Works ou Héméra, tous s'attendent à voir de nouveaux clients toquer à la porte à la rentrée.
"Il va y avoir des changements dans la manière de travailler, les entreprises vont mettre en place deux ou trois jours de télétravail par semaine, elles auront besoin de moins de superficie dans leurs locaux, et de louer des postes flexibles dans des bureaux partagés", abonde ainsi Alexandra Patat, gérante de Mama Works Bordeaux. Elle n'exclut pas d'ailleurs de bâtir une offre "time share", où une entreprise pourrait louer des bureaux deux ou trois jours par semaine, et une autre louer ces mêmes bureaux les jours restants. Alors que l'incertitude s'abat sur de nombreux secteurs économiques, le bail commercial, qui engage l'entreprise sur un rythme triennal renouvelable (sur 3-6-9 ans), fait assurément pâle figure face aux conditions de résiliation ultra souples proposées par les espaces coworking (un à deux mois de préavis).
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En démontrant que le travail à distance était capable de fonctionner, le confinement a en réalité "accéléré en France une transformation globalement à l'œuvre sur le marché de l'immobilier de bureau", analyse pour sa part Christophe Burckart, directeur général d'IWG France, implanté à Bordeaux à travers ses marques Spaces, Régus, HQ et Signature. À termes, "les entreprises pourraient conserver un environnement de travail vitrine" dans leurs territoires d'implantation, et "louer des bureaux partagés à coûts variables pour leurs collaborateurs", imagine-t-il.
Anne Farthouat
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