Quand les collèges et lycées de Gironde ouvrent la voie au bâtiment décarboné

Maxime Giraudeau
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Le collège de Parempuyre, en Gironde.
Gilles Arroyo / Agence APPA

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Le collège de Parempuyre, en Gironde.
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Qui n'a jamais rêvé de se glisser en salle des professeurs, cet endroit caché et tant fantasmé ? Et pourtant à l'intérieur, rien qui ne soit à la hauteur de l'imaginaire adolescent : des casiers individuels, des murs impersonnels et un semblant de bar qui figure comme le seul espace de convivialité. Au collège de Parempuyre, au nord de Bordeaux, les enseignants n'ont en réalité pas encore totalement déballé les cartons. Pendant un an, ils ont officié à quelques centaines de mètres dans des préfabriqués, en attendant de voir se terminer la reconstruction de leur lieu d'enseignement.
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Seule originalité - s'il en est - de leur salle réservée, les lumières s'allument avec des interrupteurs manuels et non plus grâce aux détecteurs de mouvement. Ce qui permet à Christine Bost, la présidente de Bordeaux Métropole et conseillère départementale de Gironde, d'éteindre la lumière superflue lors de la visite de rentrée. « Toutes nos dépenses sont étudiées à la loupe », se préoccupe-t-elle à l'heure des grandes contraintes budgétaires. Pour les collectivités, tenir le pari de la décarbonation des bâtiments devient très compliqué. Alors, miser sur un peu de low-tech, ces dispositifs peu consommateurs en énergie, devient une solution plébiscitée. « On doit faire en sorte qu'un collège puisse fonctionner sans trop de technologie », vise Mathieu Carayol, chargé d'opérations au département, « sans avoir non plus un collège au rabais ».
Maxime Giraudeau