L'encadrement des loyers à Bordeaux pénalise-t-il les petits logements ?
Hélène Lerivrain
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Photo d'illustration
© Hélène Dumora - a'urba
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Face à l'intensification de la pression immobilière sur le parc locatif privé ces dernières années, la ville de Bordeaux et Bordeaux Métropole se sont saisis de la possibilité d'expérimenter l'encadrement des loyers. En vigueur depuis le 15 juillet 2022 à Bordeaux, ce dispositif a pris la forme d'une expérimentation inscrite dans la loi Alur qui prendra fin en novembre 2026. Les objectifs sont clairs : contrer les pratiques abusives de fixation de loyers élevés dans le parc privé, permettre aux familles qui s'agrandissent de rester dans la ville centre et contribuer à la politique de mixité sociale en contenant le prix des loyers du parc privé.
À date, selon l'observatoire de Guy Hoquet l'Immobilier qui scanne l'ensemble des annonces publiées sur les quinze plus grands portails immobiliers, le nombre de biens mis en location à Bordeaux a reculé de -2,9 % au premier semestre 2024 sur un an quand le loyer moyen au m2 a augmenté de +2,0 % (18,7 €/m2). En location, la surface moyenne est de 45 m2, soit +2,4 %.
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C'est précisément ce que pointe l'Union nationale des propriétaires immobiliers (Unpi) en Gironde. « Selon une analyse que nous avons réalisée au début de l'été, il y avait à Bordeaux quatre fois plus de logements à vendre qu'à louer et cette crise résulte de l'encadrement des loyers qui pénalise tout particulièrement les petits logements », assure Denis Jacques, le président de l'Unpi 33-24.
Hélène Lerivrain