La digue de protection connaît des fragilités sur la rive droite de la Garonne à Bordeaux, à tel point que les futurs aménagements de la Métropole et de l'opération Euratlantique se trouvent gelés. Des études sont en cours pour décider du sort des projets.Les quais de Bordeaux sous l'eau, c'est pour quand ? Tout dépend du rythme de hausse des températures mais des scientifiques l'annoncent pour la fin du siècle, voire peut-être même avant. C'est ce que montrent pour la capitale girondine les outils cartographiques de l'organisation Climate Central. Les faiblesses de la digue seraient-elles les premiers signes avant-coureurs de cette perspective douloureuse ?
Il y a un an, une tempête assortie de forts coefficients de marée a éprouvé la protection fluviale au sud de la métropole de part et d'autre de la Garonne. Bilan, une rupture de digue côté gauche et un affaissement côté droit. La Métropole ordonne alors plusieurs phases de travaux, dont certaines sont toujours en cours, pour un montant de 8 millions d'euros. Et lance des études pour connaître l'état de l'ouvrage sur la rive droite sud.
Euratlantique et Aquitanis en pause
Un secteur où se trouvent les zones d'aménagement concerté de Bordeaux Métropole (Quais de Floirac) et de l'Opération d'intérêt national Bordeaux Euratlantique (Floirac-Souys Combes). À elles deux, elles prévoient la construction de 4.500 logements - dont une partie a déjà été livrée - et représentent un coût total d'investissement qui dépasse les 100 millions d'euros.
Aujourd'hui, on a donc « posé les crayons », glisse-t-on côté Euratlantique, dans l'attente des conclusions des études. « On laisse le temps aux études complémentaires pour voir s'il faut réévaluer le projet », nous indique la direction. Au mieux, l'opération s'attend à devoir décaler ses demandes d'urbanisme. Au pire, certaines zones pourraient être déclarées inconstructibles.