GFT Bordeaux : la CGT conteste la reprise ce lundi 1er mars par le groupe Magna
Jean-Philippe Déjean

Une entrée de GFT Bordeaux
J. Philippe Déjean
Jean-Philippe Déjean

Une entrée de GFT Bordeaux
J. Philippe Déjean
Le syndicat CGT de Getrag Ford Transmissions (GFT), à Blanquefort (Gironde/Bordeaux Métropole), a organisé aujourd'hui un piquenique de protestation à l'occasion du rachat officiel ce lundi 1er mars par Magna de l'usine GFT de Bordeaux, annonce la centrale. Getrag Ford Transmissions Bordeaux n'existe plus à compter de ce jour et devient Magna Powertrain Bordeaux.
La CGT rappelle que Magna, puissant équipementier automobile mondial, coté à la bourse de Toronto (capitale économique du Canada), et installé à Aurora, dans la banlieue de cette ville, n'a ni nouveau projet industriel pour l'usine de Bordeaux, ni investissement en vue. D'autre part, Magna travaille pour Ford dans le monde entier et la CGT souligne que "le contrat commercial entre Magna et Ford menotte notre usine de Blanquefort à ne jamais produire de boite de vitesse pour les véhicules du futur".
Tout aussi inquiétant : la prévision par la direction de pertes financières importantes dès 2022, accompagnées d'une apparition de sureffectifs, qui entraînerait un plan de licenciements entre 2022 et 2024, à hauteur de 354 salariés, pilonne la CGT : "les conditions de départ sont déjà chiffrées et lamentables". Mais en plus de l'absence actuelle de nouveau projet industriel pour l'usine et de crise du Covid-19, un nouveau paramètre négatif est à l'œuvre : la rupture annoncée des approvisionnements en puces électroniques.
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Le futur proche dira si les cégétistes de Magna sont réellement plus pressés que leurs camarades, à commencer par ceux de la CFDT, qui veulent laisser le temps au nouveau propriétaire de prendre des bonnes décisions.
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