Automobile : pourquoi Magna choisit de céder l'usine de Bordeaux à Mutares
Jean-Philippe Déjean
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Magna Powertrain Bordeaux devrait rejoindre un nouveau pôle industriel.
Reuters
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Magna Powertrain Bordeaux devrait rejoindre un nouveau pôle industriel.
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L'offre de rachat de l'usine Magna Powertrain Bordeaux (MPB/ex-Getrag Ford Transmissions) par le fonds de retournement allemand Mutares, à Munich, annoncée le 23 septembre dernier a fait l'effet d'une douche froide. Aussi bien dans les locaux de l'entreprise que chez les élus locaux.
Encore échaudés par la fermeture en 2019 de l'usine Ford Aquitaine Industries (FAI), qui fabriquait à Blanquefort des boites de vitesses pour le marché américain, dans un contexte où Ford a refusé de revendre l'usine et ses terrains aux candidats à la reprise qui frappaient à la porte, comme le groupe Punch, mais aussi et c'est moins connu le constructeur automobile coréen Hyundai, les élus métropolitains ont subi un nouveau choc.
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D'autant que la dernière partie de la saga de Ford Aquitaine Industries, qui plane aujourd'hui comme une ombre sur Magna Powertrain Bordeaux, avait été marquée par l'arrivée surprise en 2009 du fonds de retournement allemand HZ Holding. Alors que Ford tentait de se défaire de FAI, ce fonds n'a rien fait des capitaux qui lui avaient été alloués par Ford pour relancer l'usine, avec à la clé une aide généreuse des collectivités et des services de l'Etat. D'où l'impression ressentie le 23 septembre par les élus de revoir le générique d'un insupportable navet.
Jean-Philippe Déjean
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