L'industrie des carrières se cherche un avenir dans le recyclage et le transport propre

Maxime Giraudeau
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Avec 6,5 tonnes par an et par habitant, c'est, en volume, la deuxième matière la plus consommée sur le sol français après l'eau. Et c'est justement sous la surface terrestre qu'on la trouve. Les granulats, ces cailloux, graviers, roches ou terres qui servent à la construction des routes et bâtiments. Ressource essentielle mais ô combien impactante.
Si la tonne de granulats ne génère que 4 kilos de CO2 lors de son extraction, son empreinte carbone double tous les 25 kilomètres si la matière est transportée par camion, selon l'Ademe. Son prix double lui tous les 50 kilomètres Les coûts écologiques et économiques peuvent donc vite s'emballer. Problème pour cette industrie : il y a de moins en moins de sites d'extraction en France, le pays en a vu un millier fermer en sept ans selon le Bureau de ressources géologiques et minières. 3 300 carrières étaient encore actives en 2020. Les sites d'extraction s'éloignent donc mécaniquement des lieux de consommation des granulats.
Pour maintenir l'équilibre économique du secteur et freiner l'hémorragie carbone, les représentants de la filière plaident pour le retour au local. « Pour diminuer l'impact du transport, il faut avoir des logiques de circuit-court avec des lieux de production proches des lieux de consommation », relie Sébastien Perruchot, directeur de la Cellule économique régionale de la construction de Nouvelle-Aquitaine.
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Mais comme les prochains schémas régionaux des carrières ne prévoient pas ou très peu de nouvelles ouvertures, l'avenir pourrait se jouer par la création de plateformes raccordées au réseau ferroviaire.
Maxime Giraudeau