4.600 euros par an : c'est le coût d'un fumeur pour son entreprise

 |   |  348  mots
Un fumeur de cigarette. Copyright Reuters
Un fumeur de cigarette. Copyright Reuters (Crédits : AFP)
Un fumeur coûte à son employeur près de 6.000 dollars (4.600 euros) de plus par an qu'un non fumeur en moyenne, selon une étude américaine rendue publique mardi.

Fumeurs, attention, votre patron pourrait ne pas apprécier cette étude. Selon cette enquête réalisée par des chercheurs de l?Université d?Etat de l?Ohio, vous coûteriez à votre entreprise entre 2.885 dollars (2.200 euros) et 10.125 dollars (7.730 euros) par an selon le secteur d'activité et l'emploi que vous occupez. Le coût moyen de votre addiction serait ainsi 6.000 dollars (4.600 euros) en moyenne pour votre employeur.

Chères pauses cigarettes...

En tête des coûts arrivent les pauses cigarettes, qui représentent un manque à gagner moyen de 3.077 dollars (2.350 euros) par employé fumeur et par an, tandis que l'absentéisme est évalué à 517 dollars (395 euros) et le présentéisme (l'employé est présent mais sa productivité est plus faible en raison de son addiction à la nicotine) à 462 dollars (353 euros). Le surcoût en terme de dépenses de santé - pour les employeurs qui s'assurent eux-mêmes - atteint pour sa part 2.056 dollars (1.570 euros).

Moins cher à la retraite

Pour "faire des économies", l'employeur doit attendre que ses salariés fumeurs partent à la retraite. En mourant plus jeunes, ils coûtent 296 dollars de moins par an qu'un non fumeur en pension à leur ancien entreprise, ajoutent les chercheurs.

"Les employés qui fument imposent des surcoûts significatifs aux employeurs privés", relèvent les chercheurs qui précisent que leur étude est destinée à les aider "à prendre des décisions en ce qui concerne leur politique face au tabac". Certaines entreprises américaines ont déjà pris des mesures comme celle consistant à imposer aux fumeurs un supplément de cotisation pour leur assurance santé. D'autres refusent tout simplement de les engager ou licencient les employés qui n'ont pas arrêté de fumer après une période donnée.

L'étude a été publiée par la revue Tobacco Control, qui fait partie du groupe du British medical journal (BMJ). Les fumeurs constituent actuellement près d'un cinquième de la population adulte américaine tandis que tabac serait responsable de 443.000 décès chaque année aux Etats-Unis. En France, 73.000 personnes meurent chaque année du tabac.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 15/06/2013 à 10:02 :
Et dire qu'on se moque de la Chine, de la Russie.
Dire que nous parlons des droits de l'homme
La France devient 1 pays de dictature communiste!
Des interdits quotidiens.
Tous ces qui gagne au dessus de 2 000? doivent payer à mort pour la nomenclatura politique, mais aussi les ss papiers à qui tout est offert...
Suis dégoûté...
a écrit le 07/06/2013 à 0:22 :
merci pour votre article de préciser qu'un chômeur coute moins cher une fois a la retraite car il meurt plus tôt , donc pas besoin de travailler jusqu'à 80 ans ? , ah non on va peut-être interdire l'alzeihmer aussi ? , pourtant la plupart non rien demandé a attraper cette infamie , ils coutent bien plus cher que le fumeur , a quand le vaccin contre la c.......ie ? , car cette maladie là c'est pas une maladie mais une épidémie mondiale , il faut vite trouver le vaccin a défaut il nous reste la prohibition et les ponctions fiscales qui feront de nous des centenaires d'alzeihmer super , vraiment super ..
a écrit le 05/06/2013 à 13:27 :
En tant que futur drh je ferai en sorte que les fumeurs soient moins payés, c'est totalement injuste vis a vis des non fumeurs.
a écrit le 04/06/2013 à 17:20 :
Ces chiffres ne tiennent pas compte non plus d'un léger détail: la structure et nature des coûts médicaux aux US. Pour le reste, ça commence à bien faire. Soit on interdit le tabac, et par la même occasion les produits ménagers, le diesel, la majorité des médicaments, qu'on rende le suivi sportif et hygiénique obligatoire, qu'on affecte aussi dès la naissance un référent auprès de l'état afin de s'assurer que l'enfant reste bien dans les clous... et on aura bientôt le meilleur des mondes.
a écrit le 04/06/2013 à 14:09 :
Et pour ceux qui sont sur Internet durant leur travail, qui tchatent sur leur smartphone,
qui font une pause boisson, qui grignotent toute la journée, qui vont aux toilettes, qui sont gros, qui sont maigres, qui dépriment, qui sont bavards........., la liste peut être très longue.
L'ère de la discrimination a commencée.
Réponse de le 04/06/2013 à 14:37 :
Vous avez raison!
Ils veulent crever l?abcès Horizontalement...
les divisions et la haine juste dans la France d'en bas et que la grogne ne remonte pas vers le haut!!
a écrit le 04/06/2013 à 13:19 :
Il faut supprimer les toilettes aussi, on mettra des couches culottes!
Pauses déjeuner, non plus !? non plus!

Qui dit mieux....
a écrit le 04/06/2013 à 12:00 :
Soit on n" embauche pas les fumeurs soit on les paie moins.
a écrit le 04/06/2013 à 11:40 :
c'est vraiment pathétique de faire un article basé sur ce genre d'étude inutile et affligeant...
a écrit le 04/06/2013 à 11:01 :

Les pauses cigarettes des fumeurs constituent une discrimination et un avantage salarial par rapport aux non fumeurs. Je ne suis pas employeur. J'ai fumé durant plus de trente ans et j'ai arrêté depuis six ans. Je précise que je ne fumais pas au travail. Je suis tolérante mais je ne comprends pas la tolérance des employeurs. J'enrageais quand je voyais une de mes collègues me lâcher au travail pour aller fumer sa cigarette pendant 10 minutes ou plus à chaque fois au moins six fois par jour. Pendant qu'elle fumait tranquillement sa cigarette, j'avais double boulot et pas payée plus. Et, que l'on ne confonde pas pause café de 5 minutes par jour avec pauses cigarettes. Un fumeur invétéré ne fume pas qu'une seule cigarette en huit heures que ce soit chez lui ou au travail.
Puisque ces pauses cigarettes au travail sont tolérées par les employeurs, il y aurait deux
solutions :
1/ les non fumeurs feraient autant de pauses rémunérées que les fumeurs, sans justifications à fournir et sans sanctions,
2/ les fumeurs ne seraient pas rémunérés durant leurs pauses cigarettes.
Quand on sait que des employeurs déduisent du salaire de leurs employés une demi-heure
lorsqu'ils arrivent cinq minutes en retard au travail.

a écrit le 04/06/2013 à 10:21 :
La non-information , le marronnier , Que dire quand il y a plus rien à dire......Complétement bidon et manipulateur .. Je me prends à rêver de faire une étude sur le manque à gagner d'une entreprise généré par l'utilisation du téléphone mobile par un salariés durant l'activité . ........Mais ces américains ..y mangent trop...et le sang ne montent plus au cerveau pour réfléchir..
a écrit le 04/06/2013 à 9:57 :
je suis non fumeur mais cette "etude" sent la vaste fumisterie sans jeu de mot On peut faire la meme chose sur les mangeurs de chewing gum , les pause cafes , thé , smartphone....Totalement idiot a moins de tendre vers un "bienvenue à Gataca ..."

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :