Dans l'Hérault, 48 actions sont organisées dans l'Hérault du 23 au 27 novembre pour présenter toute la diversité des réponses pour les jeunes et les entreprises par le plan "#1 jeune 1 solution". Mais à la Dirrecte, inquiets de la mauvaise connaissance qu'ont les chefs d'entreprises des mesures favorisant l'emploi des jeunes, Richard Liger (responsable de l'unité départementale) et Eve Deloffre (directrice en charge de l'emploi) veulent souligner trois mesures fondamentales.
La Tribune : Pourquoi cette semaine dédiée à l'emploi des jeunes ?
Richard Liger : Les entreprises savent qu'il existe des aides pour l'emploi d'un jeune mais ne savent lesquelles... Nous avons fait une extraction spécifique sur des chiffres que nous n'avons pas habituellement, portant sur les moins de 26 ans (alors que les statistiques de Pôle Emploi prennent en compte les moins de 25 ans, NDLR). En août dernier, dans l'Hérault, l'évolution de la demande d'emploi a augmenté de + 6% dans toutes les catégories par rapport à août 2019, mais de + 11% pour les jeunes de moins de 26 ans. L'impact pour eux est fort car ils arrivent tous d'un coup sur le marché du travail en sortant des écoles ou universités. Il n'y a pas eu de licenciements massifs du fait de la crise Covid dans l'Hérault mais nous avons quand même perdu 7.000 emplois sur un an - alors que nous en avions créé 7.000 en 2019 - car les entreprises n'ont pas licencié mais n'ont plus proposé emplois, notamment ces courts qui permettent aux jeunes d'entrer sur le marché du travail. D'où le plan Jeunes lancé par le gouvernement, avec 3 milliards d'euros sur les offres à l'embauche.
La Tribune : Quelle mesure a-t-elle été spécifiquement créée pour répondre à la situation actuelle ?
Ève Deloffre : Il s'agit d'une aide à l'embauche de 4.000 euros. Elle est conçue pour toucher les jeunes qui sortent du système scolaire avec leur diplôme mais aussi ceux qui ont décroché et sont sortis sans diplôme. Cette mesure est donc sans critère pour un jeune de moins de 26 ans. L'entreprise reçoit une compensation de charges de 4.000 euros durant la première année pour l'embauche d'un jeune en CDI ou CDD avec une durée minimum de trois mois - auquel cas l'aide est proratisée - entre 1e aout 2020 et 31 janvier 2021. Et on applique un principe inhabituel de rétroactivité durant 4 mois. Les demandes d'aide sont à adresser par le chef d'entreprise à l'Agence de services et de paiement via une plateforme de téléservice ouverte à compter du 1er octobre 2020.