Que veut et peut vraiment faire Trump en matière de climat ?
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Entre autres attaques contre l'environnement, Trump entend interdire tout projet d'éoliennes en mer.
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Entre autres attaques contre l'environnement, Trump entend interdire tout projet d'éoliennes en mer.
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Il n'en avait guère parlé pendant la campagne, mais depuis sa réélection, Donald Trump n'a eu de cesse de s'en prendre à tous les volets de la politique climatique établie par son prédécesseur. Cette attitude ouvertement climatosceptique a déjà incité toutes les grandes banques américaines, et les plus importants gestionnaires d'actifs comme BlackRock, à quitter les coalitions zéro carbone, afin de retrouver des marges de manœuvre dans le financement des énergies fossiles et d'échapper aux poursuites judiciaires de certains Etats.
Cependant, certaines de ses promesses pourraient s'avérer compliquées à tenir, notamment parce qu'elles risquent de se trouver contrariées, y compris au sein de son propre clan.
Alors que le seuil de +1,5°C par rapport aux températures préindustrielles a été franchi pour la première fois en 2024, la communauté internationale se prépare à la deuxième sortie des Etats-Unis de l'accord de Paris, qui leur ferait rejoindre un club très fermé ne rassemblant encore que l'Iran, la Libye et le Yémen. Cependant, comme celle-ci ne serait effective qu'au bout d'un an, ils participeraient à la COP30 de Belem en novembre prochain, même si le rôle qu'ils pourraient y jouer reste incertain, car il est permis de douter de l'investissement des négociateurs américains dans ce contexte.
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L'administration Biden veut croire que cela n'aura presque aucun impact sur le respect de leurs engagements actuels (réduire les émissions des Etats-Unis de 61 à 66% entre 2005 et 2035), notamment parce que près de la moitié de cette réduction est indépendante de l'Etat fédéral. Mais certains experts anticipent une baisse qui se situerait plutôt dans une fourchette de 31 à 51%. Ce qui pèserait lourd dans la balance mondiale, où les Etats-Unis représentent 11% du total. Le chiffre de 4 milliards de tonnes supplémentaires a même été évoqué, soit les émissions réunies du Japon et de l'Union européenne. Quoi qu'il en soit, les Etats-Unis n'auraient plus à se plier à un reporting annuel de leurs émissions, et auraient nettement moins d'obligations à financer la transition des pays en développement via la finance climat.