COP29 : ce qui change vraiment pour les marchés de crédits carbone
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Le texte sur les crédits carbone adopté lundi à Bakou apporte peu de réponses sur ces mécanismes controversés.
Reuters
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Le texte sur les crédits carbone adopté lundi à Bakou apporte peu de réponses sur ces mécanismes controversés.
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Politiquement, le pays hôte a marqué un point en entamant cette COP de financement par l'adoption d'un mécanisme visant à mobiliser des fonds pour accompagner la transition des pays en développement. Les marchés des crédits carbone « pourraient réduire le coût de la mise en œuvre des CDN - les «contributions déterminées au niveau national» de chaque Etat pour parvenir à la neutralité carbone - de 250 milliards de dollars par an », a d'ailleurs déclaré son président Mukhtar Babayev, ministre de l'Écologie de l'Azerbaïdjan.
Mais ce texte, qui d'ailleurs ne sera pas définitivement adopté avant la fin de la COP et ne porte que sur certains crédits carbone, n'apporte pas de réponse aux nombreuses questions que posent ces mécanismes instaurés par l'article 6 de l'accord de Paris. Le principe est simple : une tonne de CO2 évitée ou séquestrée équivaut à un crédit carbone. Mais sa mise en œuvre soulève des questions si complexes qu'elles expliquent sans doute pourquoi, neuf ans après la COP21, cet article est le seul à ne pas encore avoir été rendu opérationnel.
En matière de crédits carbone, on distingue les marchés volontaires des marchés régulés. Les premiers concernent essentiellement des acteurs privés (mais aussi des collectivités, voire des particuliers), dans le cadre de leurs stratégies carbone et notamment dans la perspective de la « neutralité carbone » à laquelle ils sont nombreux à s'être publiquement engagés. Les seconds sont réservés aux acteurs légalement tenus par des engagements de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre, c'est-à-dire, les États dans le cadre de l'accord de Paris, ou les acteurs de certains secteurs particuliers tels que les compagnies aériennes, dans le cadre d'un dispositif spécifique baptisé CORSIA adopté par l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) en 2018.
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Les crédits carbone volontaires sont certifiés par des standards nationaux (Le label bas-carbone en France ) ou internationaux (par exemple Vera ou Gold Standard), censés garantir leur intégrité sur le plan climatique. Autrement dit, qu'ils permettent réellement de réduire des émissions qui n'auraient pas pu l'être en dehors de ce mécanisme, qu'ils sont mesurables, vérifiables, transparents, etc. Mais de nombreuses dérives, et même de véritables fraudes, ont été observées ces dernières années. Soit que les acteurs n'ont pas respecté les critères des standards, soit que ces derniers ont fait preuve de laxisme en certifiant des projets qui n'auraient pas dû l'être.