La COP29 s'accorde (enfin) sur le marché des crédits carbone
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De nouvelles règles ont été adoptées lundi au premier jour de la conférence de l'ONU.
Reuters
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De nouvelles règles ont été adoptées lundi au premier jour de la conférence de l'ONU.
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C'est une étape clé pour aider les pays à remplir leurs obligations climatiques. Au premier jour de la COP29 à Bakou, ce lundi, les pays du monde entier ont adopté des règles pour le marché controversé des crédits carbone.
D'autres textes officiels devront encore être forgés pour pleinement établir un marché fiable. La décision de lundi va tout de même mettre en branle un mécanisme attendu depuis l'accord de Paris de 2015 et son article 6.
Plus concrètement, cela va permettre aux pays d'utiliser les crédits carbone achetés à d'autres pour réduire, sur le papier, leurs émissions de gaz à effet de serre. Les normes proposées concernent principalement les pays - surtout les riches pollueurs - qui cherchent à compenser leurs émissions en achetant des crédits à des nations qui ont réduit les gaz à effet de serre au-delà de ce qu'elles avaient promis.
« C'est extrêmement important », a réagi Erika Lennon, une experte du sujet au Centre pour le droit international de l'environnement (CIEL), auprès de l'AFP. Et pour cause, cela va « ouvrir la voie » à un marché du carbone plus établi, destiné à échanger des crédits carbone de qualité, avec des normes soutenues par les Nations unies.
Il n'est pas pour autant « possible de crier victoire », a relativisé un négociateur européen, regrettant que le texte approuvé lundi laisse en suspens d'autres aspects de longue date du mécanisme.
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En quoi consiste la compensation carbone ?
Les crédits carbone sont générés par des activités qui réduisent les émissions de gaz à effet de serre responsables du réchauffement de la planète. On peut notamment citer la plantation d'arbres, la protection des habitats ou le remplacement du charbon polluant par du solaire ou des éoliennes. Un crédit équivaut à une tonne de dioxyde de carbone empêchée de pénétrer dans l'atmosphère ou éliminée de celle-ci.
Que prévoit l'accord de Paris sur le climat ?
L'accord historique sur le climat adopté en 2015 par 195 pays laisse chaque pays fixer ses propres objectifs de réduction des rejets de gaz à effet de serre. Dans son article 6, il permet aussi à un pays de réaliser une transaction avec un autre pays pour réduire davantage son bilan carbone, en échangeant des volumes de réductions d'émissions de gaz à effet de serre.
Mais ces règles n'ont pas encore été finalisées à la COP29, à Bakou. Une autre partie de l'article 6 vise à standardiser le marché aujourd'hui non réglementé des crédits carbone entre pays ou entreprises, avec un organisme de l'ONU pour le superviser. Ces nouvelles règles ont, elles, été adoptées lundi.
Pour quelle raison ces règles sont-elles controversées ?
Les négociations ont achoppé l'an dernier à la COP28. Plusieurs pays s'étaient alors indignés du manque de transparence de ces accords, non adossés à des normes internationales pour vérifier les bénéfices environnementaux et sociaux des projets.
Cette année, selon plusieurs sources proches des négociations, les problèmes restent les mêmes. Il y a toutefois une « convergence » vers l'idée que la transparence doit être renforcée. Comme plusieurs ONG, Erika Lennon critique une méthode peu transparente par laquelle les textes ont été poussés à la conférence climatique de l'ONU.
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Oil Change International a pour sa part critiqué une décision « sans débat ou examen du public ». Au-delà, Greenpeace maintient que les marchés carbone sont une faille « exploitée par les pollueurs pour continuer à détruire le climat ».
(Avec AFP)
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