Désertification : « Cette COP16 ne sera pas un échec »
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Alain-Richard Donwahi, président de la COP15.
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LA TRIBUNE- Quels sont les principaux enjeux de la COP16 sur la désertification qui s'ouvre aujourd'hui à Riyad?
ALAIN-RICHARD DONWAHI - Elle doit permettre à la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification de connaître un bond en avant. Et ce, non seulement en termes de notoriété par rapport aux deux autres conférences environnementales des Nations Unies, sur le changement climatique et la biodiversité, mais aussi en termes d'engagements pris. Cette COP doit notamment permettre de passer des paroles aux actes concernant les moyens de restauration de 1,5 milliard d'hectares de terres dégradées d'ici 2030, mais aussi la préparation face aux phénomènes de sécheresse qui commencent à se faire sentir dans tous les continents.
Qu'est-ce que cela signifie « passer des paroles aux actes »?
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Pour restaurer les terres dégradées, un des premiers enjeux est de parvenir à un diagnostic partagé. Aujourd'hui, de nombreux indicateurs et méthodes de calcul cohabitent sans qu'un outil de référence ne soit identifié et adopté par tous. Nous avons clairement besoin d'un indicateur mondial de référence, qui fasse foi au sein de la communauté internationale et qui nous permettra de mesurer effectivement l'effet de nos actions sur le terrain. J'ai donc l'intention de pousser la réflexion en vue de la mise en place d'un index global de santé des sols, et j'ai déjà initié des échanges avec plusieurs organismes de recherche et d'étude qui partagent le même constat que nous, ainsi qu'avec l'Unesco qui souhaite avancer sur un chantier similaire.
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