Climat : le très gros chèque de Londres pour développer le captage de CO2
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Selon le gouvernement britannique, ces projets de captage de CO2 vont permettre de créer 50.000 emplois à long terme.
Reuters
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Selon le gouvernement britannique, ces projets de captage de CO2 vont permettre de créer 50.000 emplois à long terme.
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Des milliards en faveur de la transition climatique du Royaume-Uni. Le gouvernement britannique va ainsi annoncer ce vendredi un investissement de près de 22 milliards de livres sterling sur 25 ans, pour développer des projets de captage et stockage de carbone, avec l'objectif de stimuler la croissance et de réduire les émissions de CO2.
Ces projets vont permettre de « raviver nos centres industriels en investissant dans l'industrie du futur », doit dire le Premier ministre Keir Starmer, arrivé au pouvoir en juillet après la victoire des travaillistes aux élections législatives. Il va annoncer trois pôles de captage du carbone dans les anciennes zones industrielles du nord-ouest de l'Angleterre, dans la région de Liverpool, et du nord-est.
Selon le gouvernement britannique, ces projets vont permettre de créer 4.000 emplois (50.000 à long terme) et vont générer 8 milliards d'investissements privés. Ils doivent aussi aider le Royaume-Uni à atteindre ses objectifs pour le climat en réduisant les émissions de carbone dans l'atmosphère de 8,5 millions de tonnes par an. Le stockage devrait démarrer à partir de 2028.
Le Climate Change Committee, l'organisme chargé de conseiller l'exécutif sur sa stratégie climatique, salue ce projet. « C'est fantastique de voir le financement de ces grands projets se concrétiser », a réagi James Richardson, directeur de ce Comité.
Pour rappel, le captage et le stockage du carbone (CCUS) consistent à capter les émissions en sortie d'usines (centrales électriques, cimenteries, hauts fourneaux...), avant qu'elles ne partent dans l'atmosphère. Cette technologie prévoit de les injecter en profondeur dans des réservoirs géologiques ou de les réutiliser.
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Il y a un an mois pour mois, le gouvernement britannique, alors mené par Rishi Sunak, avait accordé 21 permis pour enfouir du CO2 dans des champs pétroliers et gaziers sous-marins déjà exploités. « Un total de 14 entreprises ont reçu 21 permis dans des réservoirs de pétrole et gaz déjà exploités et vides ainsi que dans des aquifères salins », avait expliqué le communiqué de l'Autorité anglaise de transition de la mer du Nord (NSTA).
Les firmes pétrolières Shell, Perenco et ENI font partie des entreprises qui ont reçu ces permis pour des sites au large des côtes de la région du Norfolk, à l'est de l'Angleterre. D'autres sites étaient envisagés au large d'Aberdeen en Ecosse, ou de Liverpool sur la côte ouest britannique. Ces sites pourront « stocker jusqu'à 30 millions de tonnes de CO2 par an d'ici 2030, soit environ 10% des émissions annuelles du Royaume-Uni, qui s'élevaient à 341,5 millions de tonnes en 2021 », précisait aussi la NSTA.
La captation de carbone ne fait pas l'unanimité chez les scientifiques et les ONG environnementales. D'ailleurs, peu après l'annonce de cet investissement ce vendredi, Doug Parr, un responsable de Greenpeace au Royaume-Uni a déploré : « 22 milliards de livres sterling, c'est beaucoup d'argent à dépenser pour quelque chose qui va prolonger la durée de vie de la production de pétrole et de gaz qui réchauffe la planète. »
« Ne pas émettre de CO2 est bien moins cher », insistait l'année dernière Erik Dalhuijsen, expert de cette technologie, peu après l'annonce des permis de stockage de carbone accordée par l'exécutif britannique. « Je ne suis pas du tout certain que la technologie puisse marcher. »
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« La technique de captation et stockage de carbone (CCS) est chère, comme le montre le fait que les compagnies pétrolières ne veulent pas le faire seules et demandent au gouvernement de cofinancer ces projets », avait aussi commenté au même moment Erik Dalhuijsen, cofondateur de l'ONG Aberdeen Climate Action, interrogé par l'AFP.
(Avec AFP)
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