Conversion de la centrale à charbon de Cordemais : pourquoi EDF jette l’éponge
Juliette Raynal
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La centrale électrique de Cordemais, en Loire-Atlantique. (photo d'illustration)
V. Joncheray / EDF
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La centrale électrique de Cordemais, en Loire-Atlantique. (photo d'illustration)
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La conversion des centrales à charbon à la biomasse est-elle vraiment réaliste en France métropolitaine ? Les doutes sont permis alors qu'EDF a officialisé, ce mardi, vouloir abandonner le projet de production de granulés de bois Ecocombust 2, sur lequel devait s'appuyer la conversion de la centrale de Cordemais (Loire-Atlantique) à la biomasse. Une première mouture avait déjà été abandonnée en 2021.
Un abandon qui conduirait le groupe à arrêter la production électrique de la centrale d'ici à 2027 afin de respecter l'engagement de la France de sortir du charbon à cet horizon. Cette décision est un coup de massue pour les quelque 340 employés directs du site, qui portaient ce projet de reconversion.
« Nous n'avons pas réussi avec le groupe Paprec [porteur du projet d'usine de granulés, ndlr] à trouver les conditions techno-économiques qui rendent ce projet réalisable », a expliqué Olivier Lamarre, directeur de la division thermique chez EDF, lors d'un point presse ce mardi. Très concrètement, la construction de l'usine de production de granulés de bois nécessite plus de 200 millions d'euros d'investissements. « Mais même avec des subventions le projet n'aurait pas été rentable car il aurait fallu qu'EDF s'engage sur 15 ans à acheter de très grosses quantités de combustibles », a expliqué Olivier Lamarre, directeur de la division thermique d'EDF.
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Un engagement que l'électricien refuse de prendre compte tenu de la très faible activité anticipée de la centrale thermique dans les années à venir. « La centrale a été pensée il y a une quarantaine d'années pour fonctionner en base et semi-base [c'est-à-dire entre 3.000 et 8.000 heures par an, ndlr]. Dans le futur, elle ne devrait fonctionner que quelques dizaines d'heures par an. Donc le modèle économique ne fonctionne plus », a développé le cadre.
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