EDF joue les prolongations. Après un redressement spectaculaire en 2023, l'électricien poursuit avec les bons résultats au premier semestre 2024. Il publie, ce vendredi 26 juillet, un bénéfice en nette hausse (+21%) à 7 milliards d'euros, en raison notamment d'une très bonne performance de ses différents actifs de production : nucléaire, hydraulique ainsi que le solaire et l'éolien. Néanmoins, l'électricien anticipe d'ores et déjà un net repli de sa rentabilité au second semestre de l'année en raison de la chute des prix de gros sur les marchés. « La baisse des prix de marché se traduira par un recul significatif de l'EBITDA au 2ème semestre 2024 par rapport à celui de 2023 », précise l'entreprise dans un communiqué.
Dans le détail, au cours des six premiers mois de l'année, la production nucléaire s'est élevée à 177,4 térawattheures (TWh), en hausse de 19,4 TWh par rapport au premier semestre 2023, encore marqué par un important problème de corrosion et des mouvements sociaux. Pour l'ensemble de l'année 2024, EDF table désormais sur le haut de la fourchette d'estimation de production comprise entre 315 et 345 TWh. Côté hydraulique, la production a dépassé la barre des 30 TWh, en hausse de près de 10 TWh. Les voyants sont aussi dans le vert du côté des énergies renouvelables, avec une hausse de la production éolienne et solaire de plus de 13% à 15,5 TWh.