Qui dit campagne pour les élections législatives, dit surenchère de promesses de la part des candidats. Or, depuis dix jours, celles sur l'énergie ne manquent pas. Tandis que la majorité présidentielle propose de baisser « de 10 à 15% » les factures d'électricité dès février 2025, le Rassemblement national assure carrément qu'il allégera la note de 30 à 40% pour tout le monde !
Mais ne s'agit-il là que d'effets d'annonce ? Sur les bourses d'échange, les cours de l'électricité chutent en effet déjà depuis plusieurs mois. « Ils fluctuent entre 0 et 50 euros le mégawattheure (MWh), c'est très faible par rapport à ce qu'on a connu ces dernières années ! », commente l'économiste Jacques Percebois. Au point qu'il est déjà possible, pour tous les ménages, de souscrire une offre indexée sur le marché 20 à 30% moins chère que le tarif réglementé d'EDF. Et ce, en raison d'une inversion de l'équilibre offre-demande : ces derniers temps, la consommation globale des Français a décliné, alors que la production, notamment nucléaire et hydraulique, s'est accrue.