Le ministre de l’Industrie et de l’Énergie, Marc Ferracci, vient d’annoncer sept mesures pour accélérer le développement de la géothermie. Les professionnelles du secteur se félicitent de la visibilité donnée à leur énergie, mais s’interrogent sur la suite de ces annonces gouvernementales.Elle est invisible, n'a pas d'odeur, ne fait pas de bruit et peine encore à s'imposer dans le mix énergétique français. C'est la chaleur naturelle des sous-sols et des nappes d'eau souterraines. La géothermie peut réchauffer comme refroidir des bureaux, des exploitations agricoles, des logements et des industries, mais ne représente, selon Bercy, que 1 % de la consommation finale de chaleur et 5,5 % de la production thermique des réseaux de chaleur. Le reste étant consommé et produit à partir d'énergies fossiles.
Une énergie qui a en outre la vertu d'intéresser François Bayrou depuis son passage au Haut-Commissariat au plan, avant même le gouvernement Borne, qui a lancé en février 2023 le premier « Plan d'action national ». Objectif : doubler le rythme d'installation de pompes à chaleur géothermiques et augmenter de 40 % le nombre d'opérations de géothermie profonde avec des projets lancés avant 2030.
Sept mesures pour accélérer la dynamique de développement
Sachant que par géothermie profonde, il faut entendre l'exploitation des nappes d'eau souterraines comprises entre 30 °C et 200 °C à des profondeurs comprises entre 400 et 3 000 mètres. La géothermie de surface captant, elle, la chaleur à une profondeur inférieure à 200 mètres et représentant deux tiers de la chaleur produite par géothermie en France.
Aussi, l'actuel ministre de l'Industrie et de l'Énergie, Marc Ferracci, a-t-il dévoilé, lundi, « sept mesures pour accélérer la dynamique de développement constatée » depuis 2023. À commencer par le lancement en 2026, sans plus de précisions, d'un appel à manifestation d'intérêt auprès des collectivités territoriales en vue de caractériser la ressource géothermale profonde dans des zones méconnues en France métropolitaine.