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Eolien en mer : le gouvernement va lancer un nouvel appel d'offres colossal

latribune.fr

Publié le 28 novembre 2023 à 20:58 - Mis à jour le 28 novembre 2023 à 20:58

L'objectif affiché, avec l'appui du pionnier Saint-Nazaire, est d'atteindre 45 GW en 2050, ce qui fera de l'éolien en mer la deuxième source de production d'électricité après le nucléaire.

L'objectif affiché, avec l'appui du pionnier Saint-Nazaire, est d'atteindre 45 GW en 2050, ce qui fera de l'éolien en mer la deuxième source de production d'électricité après le nucléaire.

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Le gouvernement doit lancer un appel d'offres en 2025 pour l'installation de parcs éoliens en mer. Objectif, produire 10 gigawatts supplémentaires en 2035, a promis Emmanuel Macron ce mardi lors des assises de l'économie de la mer à Nantes. La France compte à ce stade 8 GW de parcs offshore installés ou en projet.

La consommation électrique de 10 millions de foyers est concernée par un nouvel appel d'offres que s'apprête à lancer la France pour la construction de parcs éoliens. « En 2025, on va déjà lancer dix gigawatts, c'est-à-dire une dizaine de parcs qui entreront en vigueur en 2030-2035 », a vanté Emmanuel Macron, ce mardi, lors des Assises de la Mer à Nantes.

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La France compte à ce stade 8 GW de parcs offshore installés ou en projet. « Donc on aura déjà de la visibilité », « c'est la première étape » avec 18 gigawatts installés en « 2035 » , et « puis la suite jusqu'en 2050, » a dit le chef de l'Etat. L'objectif affiché est d'atteindre 45 GW en 2050, ce qui fera de l'éolien en mer la deuxième source de production d'électricité après le nucléaire. L'objectif, à l'issue d'un débat public, est déjà d'établir des zones précises des lieux d'implantation aussi bien en Méditerranée qu'en Atlantique, Manche et mer du Nord.

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Emmanuel Macron a évoqué notamment « près de 200 millions d'euros » d'investissements pour que la France soit « un des leaders dans l'éolien flottant ». Il a aussi affirmé que l'éolien en mer allait générer des « milliers d'emplois » pendant la construction, et rapporter 2,5 milliards d'euros de recettes « entre 2023 et 2035 ». « Un tiers ira pour la pêche, et donc, je le dis pour nos pêcheurs : l'éolien en mer va nous permettre de financer 700 millions d'euros pour la pêche », a-t-il fait valoir, en réponse à la colère récemment exprimée par les professionnels de la mer.

Le président a aussi évoqué le lancement rapide, au cap de la Hague, dans la Manche, « d'un projet pilote pour essayer de repartir sur la bataille de l'hydrolien, avec un soutien inédit de l'Etat de 65 millions d'euros. » L'hydrolien consiste à utiliser les courants marins pour produire de l'énergie.

«On s'engueule une bonne fois pour toutes»

Répondant aux polémiques récurrentes sur l'éolien, souvent critiqué, le chef de l'Etat a indiqué miser sur le débat public lancé par les autorités. « On met toutes les cartes sur la table et, pardon de le dire comme ça, mais on s'engueule une bonne fois pour toutes, de manière franche, et on évite de le faire au bout de cinq ans ou dix ans de projets. »

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«Il faut qu'on puisse développer de l'éolien en mer, fixe ou flottant, qui soit produit chez nous. Il y a une bonne règle, une bonne façon de faire pour cela, c'est prendre en compte les critères environnementaux» et desécurité, de contrôle des données et de cyber», a affirmé Emmanuel Macron. «On va mettre ces critères sur toute la filière de l'éolien.»

Une annonce présidentielle attendue. Et pour cause, le gouvernement a rendu publique mi-novembre sa stratégie énergétique, destinée à « sortir la France de sa dépendance aux énergies fossiles ». Sur le front nucléaire, « tous les réacteurs seront maintenus en exploitation tant que les exigences de sûreté seront strictement respectées et en recherchant des gains de puissance là où cela est possible », avec en parallèle le lancement d'un nouveau programme de réacteurs nucléaires (six puis huit EPR2). Il faudra aussi « massifier la production de toutes les énergies renouvelables ».

A commencer, donc, par l'éolien en mer, parc en service étant actuellement celui de Saint-Nazaire. L'éolien terrestre, que le président souhaitait ralentir, garderait finalement son rythme actuel, et verrait ses capacités doubler, à 40 GW en 2035. « La transformation à engager dans les trois prochaines décennies est d'une ampleur comparable à celle de la première révolution industrielle pour atteindre nos objectifs climatiques et assurer notre souveraineté énergétique », commente dans ce document la ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher. La loi sur la Production d'énergie devrait arriver en Conseil des ministres fin janvier-début février 2024. La « programmation pluriannuelle de l'énergie », décrivant ces grandes orientations par périodes quinquennales, fera aussi l'objet d'un décret prochain.

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Bruxelles a listé les projets éligibles à un soutien financier

La Commission européenne a proposé ce mardi une liste de 166 projets transfrontaliers d'infrastructures énergétiques nécessaires pour le développement des énergies renouvelables qui seront éligibles à un soutien financier de l'UE et à des procédures d'autorisation simplifiées. Plus de la moitié des projets (85) concernent le transport d'électricité, notamment pour connecter des parcs éoliens en mer ou bâtir des réseaux intelligents qui permettront d'ajuster les flux d'électricité en temps réel. Ils devraient être mis en service entre 2027 et 2030.

Quelque 65 projets portent sur l'hydrogène et les électrolyseurs qui produiront ce gaz à partir d'énergie propre, un secteur-clé pour la décarbonation de l'industrie. Enfin, la liste inclut 14 projets de réseaux de CO2 afin de contribuer à la création d'un marché pour le captage et le stockage du carbone.

(Avec AFP)

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