Hydrogène « vert » : le français McPhy réduit de moitié ses prévisions de chiffre d'affaires
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Le projet de la Gigafactory de McPhy à Belfort.
Barjane – GBL Architecture
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Le projet de la Gigafactory de McPhy à Belfort.
Barjane – GBL Architecture
Nouveau coup dur pour McPhy Energy, cette société française qui s'est recentrée sur la fabrication d'électrolyseurs, des engins permettant de générer de l'hydrogène bas carbone à partir d'eau et d'électricité. Alors qu'il y a sept mois, l'entreprise inaugurait sa « méga-usine » d'électrolyseurs à Belfort, la plus grande dans l'Hexagone, les signaux inquiétants se multiplient depuis. Au point que l'industriel a signalé ce lundi 13 janvier une baisse drastique de son chiffre d'affaires attendu pour 2024, par le biais d'un communiqué succinct. Celui-ci est révisé autour de 11 millions d'euros, contre une fourchette entre 18 et 22 millions d'euros annoncée fin octobre.
Soit une chute libre par rapport à l'année précédente, puisque le chiffre d'affaires s'élevait alors à 18,8 millions d'euros - un résultat conforme aux prévisions. Une nouvelle preuve, s'il en fallait, que le marché de l'hydrogène « vert » multiplie les difficultés après des années d'emballement.
Concrètement, la raison principale se trouve aux Pays-Bas, où McPhy doit équiper « le plus grand site de production d'hydrogène zéro carbone en Europe » à travers à un projet baptisé Djewels. Initié par les entreprises néerlandaises Nouryon et Gasunie, il consiste à fournir un électrolyseur de 20 mégawatts (MW) générant 3.000 tonnes d'hydrogène par an afin d'alimenter un parc chimique comprenant notamment une usine de plastique. Soit la pièce la plus importante commandée à McPhy, et dont la fabrication était prévue dans l'usine italienne de San Miniato.
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Seulement voilà : tout serait en attente de validation depuis plusieurs mois. En effet, le contrat devait être conclusif en octobre, en novembre, puis en décembre... Mais à ce jour, rien n'a encore abouti. En cause, une subvention publique resterait en attente, nécessaire au déploiement du projet. « C'est très emblématique de l'état de flottement généralisé dont souffre le secteur. Le marché est peu à l'arrêt », notent des acteurs de la filière.