Israël épargne les sites pétroliers en Iran, le prix du baril dégringole
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Vers 1h30 heure de Paris, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en décembre, a chuté de 4,05%, à 72,97 dollars.
Reuters
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Vers 1h30 heure de Paris, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en décembre, a chuté de 4,05%, à 72,97 dollars.
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[Article publié le lundi 28 octobre 2024, à 6h43, mis à jour à 12h08]
Les cours du pétrole ont dégringolé de près de 6%, ce lundi dans les premiers échanges en Asie. Ainsi, vers 11h30 heure de Paris, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en décembre, a chuté de 5,94%, à 71,53 dollars à 11h20, avant de remonter à -5,42% à 12h. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI), pour livraison le même mois, a plongé de 6,21%, à 67,32 dollars à 11h20, avant de lui aussi remonter à -5,76% à 12h.
A l'origine de ce reflux : le marché apparaît soulagé que l'attaque lancée samedi par Israël contre l'Iran, plus restreinte qu'attendu, ait ciblé des installations de fabrication de missiles tout en épargnant les sites essentiels pour la production d'or noir dans le pays.
C'était, ces derniers jours, une grande crainte des opérateurs, qui redoutaient le cas échéant de fortes perturbations dans l'offre mondiale. Une perspective qui avait d'ailleurs fait grimper les prix du pétrole la semaine dernière, avec un Brent ayant atteint un peu plus de 76 dollars jeudi et vendredi.
Les menaces de représailles sont en effet restées jusqu'ici mesurées: le président iranien Massoud Pezeshkian a affirmé dimanche que la République islamique ne cherchait pas la guerre, mais promis une « réponse appropriée » aux frappes israéliennes.
Pour Stephen Innes, la dégringolade pourrait même encore s'accentuer ces prochains jours, dans un marché porté depuis des semaines par l'exacerbation des tensions géopolitiques au Moyen-Orient.
« Si les tensions continuent encore de s'apaiser ou si les pourparlers de paix gagnent du terrain de manière inattendue (au Proche-Orient), nous pourrions voir le pétrole chuter à 60 dollars le baril, les traders se concentrant à nouveau sur la surabondance de l'offre à horizon 2025, en particulier si les mesures de relance économique en Chine ne sont pas à la hauteur », avertit l'analyste.
Chaque semaine, les enjeux clés de la transition écologique.

De fait, le marché du pétrole est toujours pénalisé par des perspectives économiques toujours moroses en Chine, premier pays importateur de brut, en dépit des mesures de relance annoncées récemment par Pékin mais jugées trop peu détaillées pour rassurer les investisseurs.
D'autres facteurs contribuent à peser également sur les prix : des stocks abondants aux Etats-Unis, ainsi que par la politique des pays de l'Opep+ (Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés), dont une partie s'apprêtent à revenir sur leurs baisses volontaires de production pour remonter leur offre. L'Agence internationale de l'énergie (AIE) s'attend aussi à ce que l'augmentation de production, aux Etats-Unis, Brésil, Guyana et Canada, donc hors Opep, soit supérieure de 500.000 barils par jour à celle de la demande mondiale.
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(Avec AFP)
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