L'industrie nucléaire mondiale suspendue aux arbitrages de Trump
Juliette Raynal
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Reuters
Juliette Raynal
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Reuters
Si le retour de Donald Trump à la Maison Blanche en janvier prochain est attendu par l'industrie pétro-gazière, la filière du nucléaire se montre, elle, beaucoup plus prudente. Les Républicains ont beau être favorables à l'atome civil, les entreprises du secteur gardent en mémoire le premier mandat de l'homme d'affaires, marqué par une hécatombe des réacteurs atomiques. Nombre d'entre eux s'étaient retrouvés asphyxiés économiquement par la concurrence des centrales électriques fonctionnant au gaz de schiste. Au-delà de ce douloureux souvenir, la filière reste suspendue à trois grands points d'interrogation dont les réponses, encore incertaines aujourd'hui, auront des conséquences bien au-delà des frontières américaines.
À lire également
La crise consécutive à l'invasion russe de l'Ukraine a mis en évidence une forte dépendance de l'industrie nucléaire de plusieurs pays occidentaux vis-à-vis de la Russie. Cette dépendance s'explique par le poids de la Russie dans les multiples étapes de la chaîne de valeur du combustible. Pour rappel, une fois extrait des mines, l'uranium doit être converti et enrichi avant de pouvoir être assemblé en combustibles. Or, « si la Russie ne représente qu'un faible pourcentage de la production d'uranium au niveau mondial, elle détient des parts de marché importantes sur la conversion et l'enrichissement de l'uranium », environ 40%, rappelle la Société française d'énergie nucléaire (Sfen) dans son nouveau rapport annuel.
Juliette Raynal