La loi de programmation énergétique ajournée
Marine Godelier et Juliette Raynal
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Photo d'illustration
© Raphael Lafargue/ABACAPRESS.COM
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La phrase pourrait bien remettre le feu aux poudres. Alors qu'il visitait jeudi, aux côtés de Roland Lescure, l'usine de retraitement du combustible nucléaire de La Hague (Manche), le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, a évoqué un autre sujet brûlant : les objectifs de la France en matière d'énergies renouvelables et de nucléaire. « Je souhaite que les Français aient leur mot à dire, a-t-il lancé. On ne prend pas de décision en chambre [...]. Nous allons ouvrir ce débat dans les semaines qui viennent, puis nous verrons sous quelle forme nous traduirons ces conclusions. »
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Une nouvelle pirouette après la séquence incompréhensible des derniers mois. Car les objectifs en question, déjà actés par Emmanuel Macron début 2022 dans son discours de Belfort, devaient faire l'objet d'une loi dite de « programmation » avant... août 2023. Il s'agissait en effet d'une obligation légale, d'ailleurs déjà évoquée par le même Emmanuel Macron en novembre 2019. Or, non seulement ce rendez-vous n'a pas été honoré à temps, mais les promesses tombent, depuis, les unes après les autres : tandis que l'ex-Première ministre Élisabeth Borne mais aussi l'ancienne ministre de la Transition énergétique Agnès Pannier-Runacher avaient assuré début janvier qu'il s'agirait de l'un des premiers textes examinés en 2024, celui-ci avait finalement été reporté... avant que Bercy ne décide donc, finalement, de remettre le compteur à zéro.
Marine Godelier et Juliette Raynal