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Nucléaire : un nouveau problème de corrosion sur un réacteur de la centrale du Blayais

latribune.fr

Publié le 07 mars 2024 à 16:37 - Mis à jour le 30 septembre 2025 à 20:57

De nombreux réacteurs parmi les 56 que compte le parc français ont été mis à l’arrêt en 2022 suite à des problèmes de corrosion (photo d'illustration).

De nombreux réacteurs parmi les 56 que compte le parc français ont été mis à l’arrêt en 2022 suite à des problèmes de corrosion (photo d'illustration).

PASCAL ROSSIGNOL

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
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De la corrosion a été décelée sur le réacteur de la centrale de Blayais 4 en Gironde, a indiqué EDF ce jeudi. Pas de quoi craindre le retour de la crise qui avait immobilisé une partie du parc nucléaire français l'hiver dernier ni un impact sur sa production, selon le groupe français.

EDF n'en a pas fini avec les problèmes de corrosion. Ce jeudi, l'énergéticien français en a détecté sur deux soudures du réacteur de la centrale de Blayais 4, située en Gironde, où se déroulent des travaux de maintenance. « On procède au remplacement des portions concernées », a-t-on précisé chez l'électricien, confirmant une information du journal Le Parisien.

Pour rappel, EDF a traversé une « crise de la corrosion » ces deux dernières années, après la découverte dans la centrale de Civaux (Vienne) en octobre 2021 d'un problème de corrosion sur des conduites d'eau, servant à refroidir le réacteur en cas d'urgence.

Par la suite, de nombreux réacteurs, parmi les 56 que compte le parc français, ont été mis à l'arrêt, entraînant une baisse de la production. Si bien que sur l'année 2022, la France a été importatrice nette d'électricité pendant la quasi-totalité des douze mois, ce qui n'était plus arrivé depuis 42 ans. Avant de redevenir exportatrice en 2023, reprenant même la place de premier pays exportateur en Europe, à la faveur de l'amélioration de la situation dans les centrales.

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Un risque intégré

EDF n'est d'ailleurs pas inquiet par rapport aux problèmes de corrosion détectés à Blayais. « Un programme de contrôles » spécifiques est prévu lors des arrêts de réacteurs pour maintenance, a expliqué un porte-parole d'EDF. Et d'après le « retour d'expérience, un arrêt sur trois est susceptible de se prolonger d'une durée moyenne de 30 jours » du fait d'un problème de corrosion. Une probabilité qui a été intégrée dans les prévisions de production nucléaire nationale pour 2024, fixées à 315-345 térawattheures (TWh), a ajouté l'électricien. Pour rappel, elle a été de 320,4 TWh en 2023.

D'ailleurs, avec ce programme de contrôles prévu jusqu'en 2025, les remplacements comme ceux organisés en ce moment à Blayais se sont « industrialisés » souligne EDF, sous-entendant qu'ils sont maîtrisés. Le groupe a aussi précisé que celui en cours « se déroule comme annoncé ».

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Reste que ce sont normalement les 16 réacteurs les plus récents et les plus puissants (1.300 et 1.450 MW) qui sont les plus sensibles au problème de corrosion. Quinze d'entre eux ont été réparés, et le 16e, Cattenom 4, est en cours de vérification, à l'occasion de sa visite décennale, selon EDF. Les réacteurs de 900MW et plus anciens, dont Blayais fait partie, sont considérés comme moins exposés à ce problème. Sans en être néanmoins exempts, comme un précédent cas l'a montré à la centrale de Chinon (Indre-et-Loire).

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Des défis à relever

La gestion de son parc nucléaire vieillissant n'est pas le seul défi d'EDF pour cette année 2024 et les suivantes. L'électricien doit aussi traiter une pile de dossiers complexes, liés au déploiement des énergies renouvelables et à la relance du nucléaire avec la construction de nouveaux réacteurs de type EPR2 en France (jusqu'à 14). Sur ce dernier point, le gouvernement met la pression sur EDF. Ce jeudi encore, par la voix du ministre de l'Économie. Bruno Le Maire l'a appelé à « tenir ses délais et ses coûts ».

Il faut dire qu'EDF va avoir besoin de 25 milliards d'euros par an pour affronter ce mur d'investissements, dès 2025-2026. Il compte trouver cet argent grâce à la vente d'électricité à long terme sur 10,15 ou 20 ans avec de gros industriels, comme récemment avec ArcelorMittal, pour sécuriser ses investissements.

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Il compte aussi « accélérer » sa performance, « poursuivre le redressement de la production » et « continuer le déploiement des projets dans leur ensemble ». Parmi ceux-ci, l'EPR français de Flamanville et les britanniques d'Hinkley Point, tous par des dérapages de coûts et de calendrier.

(Avec AFP)

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