Les pays aux positions les plus ambitieuses pour réduire la pollution plastique ont gagné en « force » en vue d'une prochaine session de négociation, après l'échec des pourparlers de Genève, a estimé samedi le gouvernement français. « On n'a pas réussi à trouver un accord, mais (...) près de 120 pays sont aujourd'hui unis pour avoir un traité ambitieux sur le plastique. Et ces dix jours de discussions ont permis de rapprocher les positions entre ces pays unis », a déclaré la ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, sur France Inter.
Elle a pointé les difficultés persistantes sur le financement : « Souvent, le bât blesse dans les négociations sur les sujets de financements. Là, on est assez proche d'un accord et ça nous donne de la force pour les rounds potentiels suivants ». L'Union européenne, a-t-elle rappelé, appelle à poursuivre les discussions. Dix jours de tractations diplomatiques se sont achevés vendredi à l'aube par un constat d'échec, faute d'accord sur un traité destiné à lutter contre la pollution plastique.
« Ce qui est nouveau dans cette négociation, c'est que les États-Unis ont rejoint le camp de ceux qui ne veulent pas d'un accord », a relevé Agnès Pannier-Runacher. Selon elle,« la stratégie de blocage systématique des pays producteurs de pétrole - qu'il s'agisse du Moyen-Orient, de la Russie, donc désormais des États-Unis - a fonctionné ».
La ministre a enfin insisté sur la responsabilité des pays consommateurs : « En tant que pays consommateur de plastique (...) il y a la capacité à prendre des décisions qui s'imposent aux pays producteurs de pétrole et de plastique. C'est ce que nous avons fait en Europe et c'est sans doute une piste aussi pour remettre de la pression dans le système ».