Prix de l'électricité dans l'UE : la France mauvaise élève
Marine Godelier et Juliette Raynal
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Les ménages dans l'Union européenne payaient en moyenne 24,4 centimes le kilowattheure (kWh) d'électricité, toutes taxes comprises, au 1er semestre 2024.
Alors qu'en 2022, l'ex-gouvernement clamait que les Français payaient un prix de l'électricité parmi les plus bas d'Europe, l'équation s'est inversée : l'Hexagone n'est plus qu'en 17ème position sur 23. Malgré tout, le nouvel exécutif compte encore augmenter considérablement les taxes.
« Nous garantissons à nos concitoyens un prix de l'énergie parmi les plus bas de tous les pays européens », assurait début 2024 l'ancien ministre de l'Economie, Bruno Le Maire. Tout au long de la crise, le gouvernement l'a d'ailleurs répété : grâce à des dizaines de milliards d'euros injectés par l'Etat pour juguler la flambée des cours, les Français ont été bien mieux protégés que leurs voisins des effets de la guerre en Ukraine et des déboires du nucléaire. En 2022, ils payaient ainsi leur électricité 22% moins cher que la moyenne sur le Vieux continent, insistait alors le ministère de la Transition énergétique.
Mais ce n'était que partie remise. Car depuis, l'équation s'est inversée : tandis qu'ailleurs en Europe, les factures baissent depuis plusieurs mois, l'Hexagone suit la tendance opposée. Et fait désormais figure de mauvais élève, malgré la chute des prix de marché.
En effet, selon les données d'Eurostat, les ménages dans l'Union européenne payaient en moyenne 24,4 centimes le kilowattheure (kWh) d'électricité, toutes taxes comprises, au 1er semestre 2024. Contre 27,7 centimes pour la France, soit 12,7% de plus. Elle se classait ainsi en 17ème position derrière la Grèce, la Croatie, la Lituanie, la Bulgarie, le Luxembourg, la Hongrie, Malte, l'Autriche, la Pologne, le Portugal, la Roumanie, la Slovénie, la Slovaquie, la Finlande, les Pays-Bas et la Suède.
Au global, seuls la Belgique, l'Allemagne, l'Italie, le Danemark, l'Irlande et la République tchèque affichaient un prix supérieur, les données étant insuffisantes pour l'Espagne, l'Estonie, Chypre et la Lettonie.
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De fait, le bouclier tarifaire mis en place en 2022 et 2023 par l'exécutif français n'était pas un « cadeau » de l'Etat, mais une manière d'amortir le choc sur le moment. Les ménages français doivent donc désormais le rembourser, et subir, en quelque sorte, les effets de la crise a posteriori.