Menaces à exécution. Après les universités jugées trop « wokes », l'agence humanitaire américaine (Usaid), Donald Trump s'est attaqué ces derniers jours à une autre de ses bêtes noires : l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA). Sous la direction du très trumpiste nouveau directeur Lee Zeldin, un premier quart des effectifs, soit 3 707 postes ont été supprimés vendredi 18 juillet. L'EPA fonctionnera donc désormais avec 12 448 employés, soit une baisse des effectifs de 22,9 %. Selon la presse américaine, le nombre de collaborateurs est ramené quarante ans en arrière, comme sous l'ère du président Reagan.
Motif invoqué dans un communiqué par Lee Zeldin, qui n'a jamais caché son soutien solide à l'industrie pétro-gazière : « Cette réduction des effectifs nous permettra de mieux remplir la mission de l'EPA, tout en gérant de manière responsable l'argent de vos impôts durement gagné. » Et de brandir la calculette : selon lui, les réductions annoncées permettront de réaliser près de 750 millions de dollars d'économies, le gouvernement cherchant à baisser de plus de 50 % le budget de l'agence.
Derrière ces chiffres, une orientation assumée : alléger les réglementations environnementales pour stimuler l'économie américaine. Et ce, d'après le directeur, en restaurant « la domination énergétique des États-Unis », et en revitalisant « l'industrie automobile pour relancer l'emploi américain ». Ce qui n'est pas pour déplaire aux lobbyistes des énergies fossiles américaines, grands contributeurs financiers de la dernière campagne présidentielle de Donald Trump.