Pourquoi les entreprises devraient mieux mesurer leur impact sur le capital naturel
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Le coût économique de la pollution reste absent de leurs comptes financiers (Photo d'illustration).
Reuters
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Le coût économique de la pollution reste absent de leurs comptes financiers (Photo d'illustration).
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3.710 milliards de dollars, soit 4% du PIB mondial. C'est le coût économique des impacts directs infligés par les entreprises au capital naturel, tel que l'a calculé S&P dans un rapport rendu public début juillet. Pour ce faire, l'agence de notation financière a analysé 12.000 des 14.000 entreprises de son indice Board Market Index (BMI), et qui représentent un chiffre d'affaires agrégé de 58.000 milliards de dollars.
Le capital naturel se compose des stocks de ressources naturelles, renouvelables ou non (plantes, espèces animales, air, eau, sols, minéraux, etc.) et des services rendus par les écosystèmes. Les dommages que lui infligent les entreprises se concrétisent de multiples façons : pollution de l'air, déchets industriels rejetés dans des cours d'eau... Mais les plus importants par leur poids économique sont les émissions de gaz à effet de serre (63% du total), la pollution (26%) et l'usage des sols.
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À elle seule, la pollution de l'air est responsable selon l'Organisation mondiale de la santé de 3,7 millions de morts prématurées par an, pour un coût évalué par la Banque mondiale à 8.000 milliards par an. En 2021, les entreprises de l'index S&P BMI ont utilisé 371 millions d'hectares de terres pour l'agriculture, l'industrie, la grande distribution ou le tertiaire.