Le Comité national de la biodiversité a approuvé ce lundi son avis sur la stratégie proposée en juillet par le gouvernement. Ce dernier doit désormais améliorer sa copie. Il promet une dernière version dans les prochaines semaines.Après de nombreux retards, la troisième phase de la Stratégie nationale biodiversité (SNB), à horizon 2030, commence enfin sa course finale. Le
Comité national de la
biodiversité (CNB), instance composée de 143 membres représentant l'ensemble des parties prenantes, a approuvé ce lundi 16 octobre son avis sur le texte présenté par le gouvernement le 20 juillet.
Il s'agissait de la dernière étape d'un processus qui aurait déjà dû aboutir lors du premier quinquennat d'Emmanuel Macron, puisque la phase précédente de la SNB couvrait la période allant de 2011 à 2020. Mais il avait fallu attendre jusqu'en mars 2022 pour qu'un « premier volet » soit présenté par l'exécutif, puis encore plus d'un an pour qu'il soit suivi d'un texte détaillé tenant compte de l'accord international historique sur la biodiversité conclu à Montréal, au Canada, le 19 décembre 2022.
La SNB consiste désormais en u
n document identifiant 39 mesures regroupées autour de quatre axes: la réduction des pressions sur la biodiversité, la restauration des écosystèmes, la mobilisation de l'ensemble des acteurs et celle des moyens de mise en oeuvre.
Le CNB, qui s'était déjà exprimé en mars 2022, aurait dû à son tour rendre sa copie fin septembre, mais a demandé un délai supplémentaire de deux semaines. Trois autres instances consultatives se sont par ailleurs exprimées depuis fin juillet : le Comité national de l'eau, le Conseil national de la mer et des littoraux et le Conseil national de la protection de la nature.
« Faire évoluer la stratégie »
Maintenant, l'objectif est d'aboutir à la finalisation du texte « dans les prochaines semaines », promet le cabinet de la secrétaire d'État chargée de la Biodiversité Sarah El Haïry, qui n'indique toutefois pas de date précise. L'enjeu est en effet de « prendre le temps » d'évaluer, « en interministériel », quelles propositions d'amélioration reprendre afin de « faire évoluer la stratégie ». La ministre tient en effet à ce que les avis rendus soient réellement pris en compte, assure son cabinet.