Loi « restauration de la nature » : le Parlement donne son feu vert
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Le Parlement a approuvé une version de la loi lors d'une session plénière ce mercredi 12 juillet.
YVES HERMAN
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Le Parlement a approuvé une version de la loi lors d'une session plénière ce mercredi 12 juillet.
YVES HERMAN
Feu vert pour la « Restauration de la nature ».
Ce mercredi 12 juillet, les députés européens se sont prononcés sur le sort de la loi « Restauration de la nature », loi visant à réparer et à protéger les écosystèmes. La gauche européenne étant pour, la droite contre et le centre divisé, le vote s'annonçait serré.
Les eurodéputés ont voté en faveur du projet au cours d'une séance plénière.
Cette position a recueilli 336 voixpour,
300 contre et 13 abstentions
. Le texte, proposé par la Commission européenne mi-2022, vise à enrayer le déclin de la biodiversité et à mieux contrer le changement climatique en imposant de réparer les écosystèmes abîmés. Les eurodéputés vont désormais devoir en négocier le contenu avec les Etats membres.(tourbières, dunes et prairies tout particulièrement)
, et jusqu'à 70% des sols sont en mauvaise santé.(maintien en bon état)
sur de vastes zones.Toutefois, l'ambition du texte a été revue à la baisse.
L'eurodéputée écologiste Caroline Roose a reconnu une « victoire au goût amer » et déploré « l'obstruction de la droite » aboutissant à l'adoption d'une version « largement édulcorée ».La position du Parlement est proche de celle adoptée le 20 juin par les Etats membres, qui offrait plus de flexibilité que la proposition initiale de Bruxelles, dont les objectifs étaient jugés trop contraignants.
De nombreux assouplissements avaient été ménagés sur les obligations spécifiques à chaque type d'écosystème (espaces verts en ville, réhumidification des tourbières, forêts, éléments à haute biodiversité sur les terres agricoles...), et les Etats avaient ajouté une dérogation pour l'installation de projets d'énergies renouvelables ou d'infrastructures de Défense.Chaque semaine, les enjeux clés de la transition écologique.

(Parti populaire européen)
, première force de l'hémicycle, qui avait déposé une motion de rejet. L'inquiétude des députés de ce parti de droite concerne l'impact sur l'agriculture, la pêche ou les énergies renouvelables. Elle remet notamment en cause l'objectif de « particularités topographiques à haute diversité »(haies, fossés, zones humides...)
sur 10% des surfaces agricoles d'ici à 2030.se sont
rassemblées devant le Parlement. Deux camps se sont faits face : les militants et opposants au projet. Du côté des opposants, le rassemblement était organisé par le Comité des organisations professionnelles agricoles (COPA). 200 agriculteurs ont fait le déplacement avec quelques tracteurs afin d'exprimer leur désaccord vis-à-vis de la loi.(PAC)
, confie à l'AFP Florian Lossel, exploitant près de Strasbourg. « Au bout d'un moment (...), ça n'est plus possible ».Parmi la centaine de militants pour le climat se trouvait Greta Thunberg. L'activiste suédoise est venue jusqu'à Strasbourg pour inciter les eurodéputés à « voter la loi de restauration de la nature la plus forte possible ». « Pour atténuer crise climatique et perte de biodiversité, nous devons restaurer davantage la nature. La science l'a prouvé », a-t-elle déclaré, espérant un vote « le plus large possible » en faveur du texte.
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Environ 100 milliards d'euros du budget pluriannuel européen seront disponibles pour la biodiversité, notamment les plans de restauration.
Selon le Parlement, chaque euro investi rapporterait entre 8 et 38 euros, au travers des avantages d'écosystèmes sains(santé humaine, pollinisation et qualité des sols, moins d'inondations, atténuation climatique en capturant le CO2, populations de poissons préservées...)
.(Avec AFP)
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